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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Algérie : Capture d’un guépard sauvage (2008)

(23 juillet 2008)

Source: http://journal3.net/spip.php?article448

Les éleveurs avaient repéré la famille au début du mois. Quatre guépards – le mâle, la femelle et leurs deux petits – rassemblés autour d’un point d’eau dans la région de la Tefedeste, à 450 km au nord-est de Tamanrasset (Sud de l’Algérie).

Ver como foro

Avec l’aide d’un agent de l’Office du Parc National de l’Ahaggar (OPNA), ils ont pu capturer le mâle en vue de l’étudier puis le relâcher. Une bonne nouvelle pour l’Opna qui sensibilise depuis plusieurs années les éleveurs à la nécessité de ne pas tuer le félin. « Cet été, il fait particulièrement sec et il y a peu de gibier, il est donc plus facile de l’apercevoir près des points d’eau où il guette ses proies. Et quand il ne trouve rien, il se rabat sur les chamelons », explique Farid Ighilahriz, directeur de l’Opna. Classée « en danger » (deuxième degré de menace sur une échelle de cinq allant de « vulnérable » à « éteint ») sur la liste rouge des espèces menacées élaborée par l’Union internationale pour la conservation de la nature, acinonyx jubatus hecki, la sous-espèce de guépard présente en Algérie, est peu connue. On ne sait quasiment rien sur sa population ni sur son comportement.

Une nouvelle mission d’observation, composée de spécialistes de la faune sauvage et du guépard, dont l’Algérien Farid Belbachir, chercheur à la Société zoologique de Londres, est prévue début août et devrait aider à la mise en place d’une équipe de suivi. Quatre ou cinq agents, encadrés par des ingénieurs et munis de matériel d’observation scientifique et d’appareils photo, seront ainsi chargés de collecter des informations dans les zones où le guépard a été observé. En attendant que le dispositif se mette en place et en l’absence de données fiables, les captures (celle-ci est la troisième en quatre ans) sont le seul moyen de dresser des fiches techniques sur l’animal. Cette semaine, deux ingénieurs en écologie et un responsable de l’Opna se sont rendus sur place pour le prendre en photo et relever des éléments de description. « Le guépard capturé a été gardé pendant trois jours, dans de bonnes conditions, avec de l’eau et de la nourriture, poursuit Farid Ighilahriz, puis libéré. Après discussion avec les agents du parc, les éleveurs ont accepté que l’animal soit relâché près du point d’eau où il avait été vu, dans un environnement qui lui est familier. »

Mélanie Matarese, El Watan (23 juillet 2008)

Texte annexe : Mammifères du désert et Espèces protégées du Sahara Algérien

Naguère réputée pour sa richesse et sa diversité, la faune algérienne traverse aujourd’hui une phase de régression caractérisée par des déséquilibres importants. Outre les animaux déjà disparus, de nombreux autres se trouvent menacés ou en voie de disparition alors que certaines espèces, sont exagérément prolifiques.

Cette situation est due à l’apparition de plusieurs facteurs défavorables au maintien et au développement de cette richesse biologique dont les plus notables sont caractérisés par l’absence d’un encadrement juridique en adéquation avec la nature et la spécificité de ce patrimoine et d’une stratégie de développement et de préservation du gibier et de la faune sauvage en général.

Les séries de mesures d’ordre réglementaire et technique pour redresser cette situation n’ont pas encore permis l’émergence d’une réelle politique de développement cynégétique durable . L’exercice anarchique de la chasse la pression d’un braconnage excessif, une forte urbanisation, un épandage excessif des pesticides et dans une certaine mesure des facteurs climatiques défavorables ont heureusement fait prendre conscience aux milieux cynégétiques pour enrayer cette tendance proche de la rupture de l’équilibre de la diversité biologique.

De part ses différentes étages bioclimatiques (saharien , Aride , Semi-aride , sub-humide et humide) l’Algérie recèle une faune sauvage très variée que l’on peut différencier en espèces animales non domestiques dont la préservation à l’état naturel et leur multiplication sont d’intérêt national et celles qui ont un caractère cynégétique ou gibier qui font l’objet d’une exploitation .

Les espèces animales non domestiques sont régies par des textes juridiques nationaux ou des conventions internationales pour leur protection et dont la liste des oiseaux , des mammifères et des reptiles est établie et actualisée par l’Agence Nationale pour la Protection de la Nature (ANN).

Source : saharafragile.org

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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