<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.nouara-algerie.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[L'écologie en Algérie: Nouara-algérie.com(revue de web, articles éditoriaux, fiches thématiques ect...) (Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .)]]></title>
    <link>http://www.nouara-algerie.com/categorie-11924915.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .&quot; du blog &quot;L'écologie en Algérie: Nouara-algérie.com(revue de web, articles éditoriaux, fiches thématiques ect...)&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/3/34/84/88/avatar-blog-1124013984-tmpphpaiyQvM.jpg</url>
        <title><![CDATA[L'écologie en Algérie: Nouara-algérie.com(revue de web, articles éditoriaux, fiches thématiques ect...) (Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .)]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/categorie-11924915.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Fri, 01 Jun 2012 20:10:09 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 01 Jun 2012 20:10:09 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.nouara-algerie.com</copyright>            <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Dar Dounia Annaba: « Prendre un enfant par la main… » Par Karim Tedjani]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-prendre-un-enfant-par-la-main-par-karim-tedjani-105813439.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><em>Rencontre avec l’équipe pédagogique de la Maison de l’Environnement d’Annaba</em></strong></span>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img width="300" height="199" src="http://img.over-blog.com/300x199/3/34/84/88/Photos-des-articles/Dar-Dounia/Photo-de-couv-.JPG" alt="Photo de couv'" class=" CtreTexte" style=
    "border: 2px solid #000; margin: 0px auto;">&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 10pt;">Introduction :</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><em><span style="font-size: 10pt;">« La forme sans le fond n’est que cosmétique… »</span></em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On a coutume de dire qu’il vaut mieux apprendre à un homme comment cultiver plutôt que de lui donner un sac de riz. Il en va de même, à mon humble avis, pour le
    respect de l’environnement. En effet, sans la mise en place d’une véritable culture environnementale au sein de la société algérienne, il me paraît difficile de faire vraiment évoluer les choses
    en Algérie dans ce domaine. On pourra mettre à la disposition des citoyens des milliers de poubelles, construire des centaines d’usines de recyclages, installer autant d’espaces verts ou bien
    encore créer des parcs naturels ( pour ne citer que ces initiatives), si on apprend pas au algériens comment se comporter de façon responsable et civique vis-à-vis du formidable patrimoine
    naturel dont dispose leur pays, j’ai bien peur que tous ces efforts ne pourront jamais s’inscrire dans une démarche efficiente et durable. L’Algérie, si elle produit peu, consomme de plus en
    plus. Ce pays est devenu en à peine plus d’une décennie, une des sociétés de consommation parmi les plus « gourmande » d’Afrique. Par exemple, cette jeune nation figure en première place des
    importations de véhicules sur le continent africain, de même qu’elle est, dans bien des secteurs, un très bon client pour de nombreux pays dont la France, l’Espagne , la Chine , la Corée du Sud
    ou bien encore l’Italie qui ne sauraient se passer de « cette manne algérienne » s’ils veulent continuer à assurer la pérennité de leur propre développement économique. Que dire de la fulgurante
    et anarchique urbanisation de ce pays où, à l’instar de la « Nouvelle ville » de Constantine, des agglomérations urbaines se développent à vitesse grand V sans que l’offre en logements ne soient
    encore à la mesure de la demande de tous ces jeunes couples qui n’ont plus envie de suivre le modèle traditionnel où la famille se construit autour du foyer patriarcal. Le territoire algérien est
    devenu un vaste chantier à ciel ouvert et gare aux espaces naturels qui se trouvent sur la route du « progrès » de cette jeune et impatiente nation. Tout va très vite, beaucoup trop vite
    d’ailleurs pour que les mentalités aient le temps de suivre cette cadence frénétique et que l’environnement de l’Algérie ne soient pas mis sérieusement en péril. Cette mutation « économique » du
    pays doit forcement s’accompagner de nouveaux comportements à assimiler pour les algériens d’aujourd’hui et surtout pour ceux de demain. S’il faut absolument panser les plaies dans l’immédiat, il
    est encore plus important d’éviter qu’elles ne s’agrandissent à l’avenir. La meilleure façon de soigner, c’est d’éviter la maladie au quotidien. Ce n’est qu’en instaurant une vraie culture
    environnementale dans la mentalité des algériens et des algériennes, en leur apprenant à revivre en harmonie avec la nature dans un contexte socio-économique qui n’est pas celui de leur grands
    parents, que l’Algérie moderne fera vraiment quelque chose de vraiment durable pour son environnement. L’écologie ne doit être une simple cosmétique, un concept à la mode pour nos élites, un
    sujet à développer seulement lors de luxueuses conférences ou bien encore en ratifiant à tout va des conventions internationales sans mettre en place de véritables suivi sur le terrain. Le
    respect de l’environnement sans les efforts de tout le tissu social algérien ne saurait être qu’une posture de la part de nos dirigeants, pire parler d’écologie sans veiller à installer dans ce
    pays une culture environnementale solide et durable est à considérer comme une imposture, une somme d’effets de styles sans réels fonds…</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><em><span style="font-size: 12pt;">La Maison de l’environnement « Dar Dounia » de Annaba</span></em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">« Dar Dounia » Annaba a pour mission d’enrichir et de diffuser les connaissances utiles à l’éducation environnementale, afin de susciter au sein de la société
    l’émergence d’une culture environnementale et de développement du concept « d’éco citoyen ». Cet organisme contribue à la mise en œuvre d’une politique environnementale qui ne saurait se passer
    de la communication et de l’éducation. Son programme d’activité s’articule autour de trois axes principaux : -La formation des formateurs pour le lancement des Maisons de l’Environnement.
    -L’installation des « Clubs verts ». -Le suivi et l’évaluation. Avant de décliner ce concept à travers tout le territoire algérien, le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de
    l’Environnement en collaboration avec le Conservatoire National des Formations à l’Environnement a mis en place des sites pilotes dans plusieurs wilayas dont Annaba qui ambitionne d’être une des
    grandes villes de l’Environnement en Algérie. Les objectifs du programme pédagogique sont : -Prise de conscience</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Connaissances</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Attitudes</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Compétences</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Capacité d’évaluation</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les valeurs qui portent ce projet sont :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Responsabilité</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Equité</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Solidarité</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Partage</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Existence</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Coexistence</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">-Tolérance</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><em>Rencontre avec l’équipe pédagogique de « Dar Dounia » Annaba.</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cela fait plus d’un an que je suis en contact via facebook avec Souad Narsis, une des animatrices des Clubs Verts instauré dans cette wilaya par cet établissement.
    Elle m’avait proposé de venir à la « Dar Dounia » d’Annaba afin de me rendre compte du travail qui est mis en place par son équipe pour installer une véritable culture environnementale au sein du
    tissu social de cette ville et de ses environs. Mon agenda ne m’avait malheureusement pas permis de m’y rendre l’année dernière. Cette fois-ci, j’avais décidé de ne pas rater cette occasion. Je
    dois dire, dès à présent, que je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement. Nous fixons donc un rendez-vous le 8 mai en début de matinée. Cette charmante jeune femme m’accueille dans les locaux
    de cette maison de l’environnement et me propose de rencontrer la chef de projet. Comme cette dernière est occupée, Mlle Narsis m’invite à patienter dans le bureau de sa supérieure en compagnie
    de deux de ses collègues. Je fais ainsi la connaissance de Labidi Zineb (assistante de direction) et de Beggari Nassim (animateur). Je leur demande de se présenter et de me parler brièvement de
    leur parcours. Ils ont la trentaine et chacun d’entre eux ont effectué des études supérieures dans des domaines de recherches en corrélation avec le secteur l’environnement. Je suis dès le début
    impressionné par leur grande maturité ainsi que le sérieux qui se dégage de leurs discours. En les écoutants, je sens une réelle implication de leur part dans ce programme et, surtout ils me
    donnent l’impression de s’épanouir dans leur travail. Souad et Nassim font partie de l’équipe qui anime les Clubs Verts de la Maison de l’environnement d’Annaba. Ces clubs verts sont des espaces
    attractifs et pédagogiques dont la principale finalité est de susciter la curiosité de l’enfant en matière d’environnement. A travers divers activités, comme des ateliers de jardinage, des
    ateliers de chant, de théâtre, de travaux manuels et de dessins, des sorties pédagogiques, ces animateurs tentent d’aider les enfants à mieux connaître leur environnement et, surtout, à être de
    véritables ambassadeurs de la nature. Ces ateliers sont destinés autant à de jeunes enfants qu’à des adolescents. Les activités ont débuté en Mars 2011 .La Maison de l’Environnement d’Annaba
    organise et participe également à divers événements telles que des campagnes de nettoiement, la journée mondiale de l’arbre, la journée du savoir ect… J’en profite que leur chef de projet soit
    absente pour sonder leur capacité à évaluer la pertinence de leurs projets pédagogiques. Tous sont unanimes : pour eux, c’est le fait que les enfants soient demandeurs, qu’ils prennent
    l’initiative de venir à la Maison de l’environnement pour poser des questions ou bien encore proposer des activités qui est la preuve de la réussite de ce programme d’éducation et de
    sensibilisation environnementale. D’autant que, en sensibilisant bien les enfants, ont a beaucoup de gens d’intéresser leurs parents. Nassim me confie que certains enfants ont « imposés » à leurs
    parents certains éco gestes qu’ils ont appris lors des ateliers des Clubs Verts. C’est à mon humble avis un bon moyen de distiller la culture environnementale au sein des foyers algériens. Puis,
    Mlle Allaoua Souheila nous rejoint dans son bureau. Elle arrive alors que nous sommes encore en train de discuter. Nous nous saluons et, elle m’avoue d’entré de jeux qu’elle ne sait pas
    exactement qui je suis, que Souad lui a vaguement parlé de ma visite. Je prends le temps, donc, de me présenter, je lui parle du portail que j’ai crée ainsi que des nombreux déplacements que
    j’effectue à travers la région côtière afin de rencontre des acteurs de l’écologie en Algérie. Je lui explique que je suis venu visiter la Maison de l’Environnement de Annaba. Elle me souhaite la
    bienvenue avec beaucoup de courtoisie et un brin de curiosité justifiée. Je l’interroge à mon tour sur son parcours . Elle me répond sans la moindre réserve et, en l’écoutant me parler je suis
    d’emblée séduit par la prestance ainsi que la grâce qui émane de sa gestuelle. Je sens tout de suite que j’ai affaire à une personne de qualité d’autant plus que le ton de son discours laisse
    deviner que cette chef de projet est une femme déterminée dotée d’une grande intégrité. Quitte à paraitre complaisant, je dois vous avouer que j’ai rarement vu un responsable algérien avoir une
    telle étincelle dans le regard quand il est question de me parler de son travail. Elle me raconte qu’en 1992, à l’époque où elle a décidé de se lancer dans des études pour être ingénieur dans
    l’environnement alors qu’elle était major de promotion, personne n’arrivait à comprendre son choix. "C'est mon oncle, qui habitait à Paris qui m'a toujours encouragé à aller dans ce sens",
    confie-t-elle. Puis elle occupera divers poste dans le secteur environnemental, mais aussi dans le privé avant d'obtenir ce poste qui lui va comme un gant. Elle m'explique que durant tout ce
    temps , elle a apprit à monter des projets, gérer une équipe, à communiquer avec les autres et surtout à avoir à la fois une vision écologique et économie de l'environnement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">J’ai, il me semble, toujours affirmé dans nombres de mes écrits sur l’écologie en Algérie, qu’il était important de concilier à ce sujet la volonté de préserver
    l’environnement et l’incontournable réalisme économique. L’écologie ne peut plus être seulement l’affaire d’utopistes où d’écologistes purs et durs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans un pays qui doit se développer pour garantir son avenir, la gestion de l’environnement dans ce pays doit prendre en compte le fait la majeure partie de la
    société est préoccupée par des contingences matérielles. L’écologiste du 21ème siècle se doit d’être professionnel et de maitriser autant son domaine de prédilection que les rouages de l’économie
    moderne. La maîtrise de l’environnement physique passe aussi par une vision pragmatique de la situation économique et politique de notre pays. Parce que l’économie est un écosystème à part en
    tiers, l’écologie de nos jours consiste à trouver une alternative « soutenable » afin d’harmoniser la préservation de la biodiversité avec le développement de nos sociétés moderne. Ainsi, parce
    qu’elle est à la fois un brillant ingénieur environnemental et une chef d’entreprise avertie, Mlle Allouaou me parait être la bonne personne au bon moment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Elle me confie avec modestie, mais aussi beaucoup de lucidité, qu’elle a la chance de diriger une équipe vierge d’expérience, ce qui lui donne l’occasion de former
    ses animateurs avec la volonté d’assurer une base solide pour les générations à venir. Elle m’explique que, bien qu’elle aurait besoin de plus de personnel et que ses supérieurs sont dors et déjà
    près à lui envoyer d’autres animateurs, elle préfère continuer à consolider son équipe actuelle. Sa vision du management est pyramidale. Elle œuvre afin que ces jeunes soient capables d’encadrer
    les animateurs qui viendront renforcer plus tard les effectifs de la « Dar Dounia de Annaba ». Souheila est une femme exigeante et, si elle donne beaucoup à ses employés, elle n’en attend pas
    moins de leur investissement. Quand on travaille au sein de son équipe, il faut être près à venir le week-end et à mettre la main à toutes les tâches qui incombent au bon fonctionnement de cet
    établissement, même si cela signifie parfois faire le ménage quand les femmes de services sont absentes. En échange, ses animateurs profitent d’une formation solide, de tous les outils
    d’évaluations et de process nécessaires pour atteindre leurs objectifs. Chaque semaine, elle organise des briefings et débriefings afin de les amener vers l’excellence qu’elle s’est imposée
    elle-même… A voir le sourire sincère et plein d’admiration dans le regard de ces derniers pendant qu’elle m’expose sa vision du travail, on ne peut que comprendre que c’est un échange
    gagnant-gagnant entre un leader et son équipe. J’aimerais aussi souligner le fait que chaque animateur suit régulièrement des formations complémentaire et qu’on leur remet à leur arrivée un
    manuel pédagogique très bien conçu. Nous poursuivons notre entretien avec ses jeunes partenaires en nous échangeant de nombreux avis et informations, nous évoquons aussi le thème des fermes
    pédagogiques qui m’est si cher et je suis ravi de constater que nous avons beaucoup de point de concordances dans nos visions. Nous parlons aussi des spécificités de la société algérienne qui est
    beaucoup plus pragmatique que celles venues d’Europe et donc de la nécessité d’adapter les concepts écologiques à ces particularités. J’insiste sur le fait que notre tradition ne doit pas être
    oubliée et que nombres d’éco gestes dont on fait la promotion aujourd’hui étaient déjà pratiqués par nos grands parents.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Puis, avant de quitter mes interlocuteurs, je fais une rapide visite des lieux et constate avec plaisir que, pour une fois, on n’a pas lésiné sur les moyens pour
    offrir des conditions de travail idéales à cette équipe de dix animateurs dont je fais la connaissance le temps d’une photo de groupe. En effet, le bâtiment qui abrite cet organisme est une
    structure R +2 composée d’une bibliothèque, d’une salle de formations, d’un Amphithéâtre, d’un hall d’exposition, des plusieurs ateliers ainsi que des bureaux. Le seul regret que j’ai, avant de
    rentrer chez moi, c’est de ne pas avoir pu rencontrer des enfants pour récolter leurs impressions et leurs témoignages. Mais, il est prévu que je revienne le 7 juin et je pourrais ainsi remédier
    à cela. « Prendre un enfant par la main… » Dit la célèbre chanson, ici à Annaba, dans cette Maison de l’environnement, c’est le guider afin qu’il soit l’éco citoyen de demain….</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Karim Tedjani pour « Nouara-algerie.com ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour consulter des photos cliquez sur ce lien: <a href="http://www.nouara-algerie.com/album-2071053.html"><img width="25" height="20" src="http://fdata.over-blog.net/3/34/84/88/thumbs/104140035">
    <span style="font-size: 12pt;">"Dar Dounia Annaba"</span></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 May 2012 22:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1fd3078ecef318bf0e8b5c18a4ce9c01</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-prendre-un-enfant-par-la-main-par-karim-tedjani-105813439-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Celui qui plante un arbre ..." par Karim Tedjani]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-celui-qui-plante-un-arbre-par-karim-tedjani-105723194.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Rencontre avec Abdelhouab Kaarali dans son arboretum situé dans la Forêt de Mansoura à Constantine.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><img src="http://img.over-blog.com/600x400/3/34/84/88/Photos-des-articles/Celui-qui-plante-un-arbre/Photos-titre.JPG" alt="Photos titre" class=" noAlign"
    style="border: 2px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" height="400" width="600"><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette histoire entre un homme et le peuple des arbres commence juste un peu après l'indépendance de l'Algérie. Nous sommes à Constantine, dans un quartier&nbsp;
    périphérique à&nbsp; la forêt de Mansoura. A cette époque, Abdelhouab est un jeune garçon au caractère&nbsp;&nbsp; déjà bien trempé dont la détermination est le trait le plus marqué. Souvent,
    quand il empreinte une route située à l'orée de cette forêt, il se met à rêver devant une maison qui surplombe une butte. "Si seulement je pouvais un jour m'y installer..." espère-t-il en
    contemplant cette modeste demeure qui est un logement de fonction destiné aux employés de la Conservation des forêts de sa ville natale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les années passent et Mr Kaarali devient ingénieur forestier. Il réside désormais&nbsp; dans le petit pavillon qui le faisait &nbsp;tant rêver en compagnie de sa
    femme et&nbsp; de ses enfants. Dès son arrivée dans cet endroit , il prend conscience des grands risques d'incendies qui menacent ce coin de forêt&nbsp; du fait&nbsp; qu'il est juste à côté d'une
    route. Il décide donc de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter cela&nbsp; en aménageant&nbsp; le terrain forestier qui entoure sa maison. Il faut ajouter que cet homme&nbsp;&nbsp;
    est passionné par son métier et qu'il a plus d'une fois risqué sa vie pour empêcher des&nbsp; feux de forêt de se propager. Pour lui, l'existence&nbsp; d'un arbre est aussi précieuse qu'une vie
    humaine. C'est pour cela qu'il n'a jamais eut à se forcer pour entretenir le bout de forêt que le destin lui a donné pour mission de protéger. Il décide aussi de planter d'autres essences que le
    pin et l'Eucalyptus et de se constituer ainsi son propre arboretum.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;La première fois que j'ai rencontré ce dernier, il était sur le point&nbsp; de prendre sa retraite après une carrière exemplaire dédiée avant tout au
    "terrain"&nbsp; auquel il&nbsp; accorde une grande importance. "Pour moi, la place d'un forestier est dans une forêt, pas dans un bureau" m'a-t-il souvent confié lors des nombreuses randonnées
    que nous avons effectuées ensembles. J'ai été très touché par l'enthousiasme sans faille ainsi que la grande vitalité de cet homme hors du commun au point qu'une sincère amitié s'est instaurée
    entre nous. A Constantine, Abdelhouab Kaarali est mon allié le plus fidèle et, à chacune des visites que je lui rend, il me fait découvrir la nature de sa région&nbsp; de même qu'il me présente
    ses amis&nbsp; qui se battent , comme lui, pour la préserver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis, il est à la retraite.&nbsp; Après s'être investi dans l'action associative, notamment en étant un des membres fondateurs de l'association El Mebdouaa
    activant à Ibn Ziad, il décide de se consacrer totalement à aménager son bout de terrain afin d'en faire un havre de paix pour les arbres ainsi que toutes la biodiversité qu'il abrite. D'autant
    que cette forêt est menacée par la construction&nbsp; d'un pont géant dont un des chantiers est prévu aux abords de la forêt de Mansourah. L'année dernière, j'avais déjà écrit sur un des
    mes&nbsp; blogs,&nbsp; " l'Algérie en photos", un article sur ce protecteur de la biodiversité que j'avais intitulé "L'homme qui parlait des arbres". Il venait alors d'entamer les travaux
    d'aménagements de sa parcelle forestière notamment en récupérant une quantité impressionnante de pierres dans les environs de sa maison, et ce avec seulement l'aide d'un seau en métal. Il s'était
    ainsi appliqué à entourer&nbsp; doter d'un cerclage en pierre sèche&nbsp; afin de récupérer les eaux de pluie avec plus d'efficacité et de créer un espace de plantation au pied de ces
    derniers.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un matin, il constate que des piquets ont été plantés dans son espace vert ainsi que plusieurs arbres ont été marqués d'une croix, ce qui signifie qu'on prévu de
    faire passer ce projet titanesque par le terrain qui entoure sa maison. Loin de se décourager, mon ami redouble d'efforts pour mettre en valeur ce terrain qu'il a conçu de manière à offrir aux
    arbres des conditions de développement idéales dans un cadre esthétique prompt à susciter l'admiration des passants. "Les actes valent mieux que les mots. J'ai voulu montrer l'exemple en me
    disant que si cette parcelle donnait l'impression d'être bien entretenue et utile pour la préservation de la nature en Algérie, elle serait épargnée..."</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette année, comme à mon habitude, je me suis rendu à Constantine pour rendre visite à mon ami. J'ai constaté, sans étonnement d'ailleurs, qu'il avait très bien
    avancé et, surtout, que son coin de paradis avait été épargné par les travaux &nbsp;destinés au pont géant. Tout autour de son terrain, les arbres ont été abattus, mais, apparemment, on avait
    abandonné le projet de toucher à &nbsp;sa parcelle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Avec une fierté justifiée, Abdelhouab me fit le tour du propriétaire en me commentant les nouveaux aménagements qu'il avait installés sur son terrain. A présent il
    dispose de deux plateformes de compost &nbsp;pour &nbsp;enrichir le sol de son espace potager. Il recouvre le pied de certains arbres d'un paillage récupéré lors &nbsp;de ses travaux de
    désherbage afin d'éviter que l'eau d'arrossage ou de pluie ne s'évapore pas trop vite.</span><span style="font-size: 10pt;">Il m'explique aussi que certains jeunes arbres sont apparus
    spontanément dans&nbsp; le site sur lequel il veille avec beaucoup de passion. C'est une preuve que ces arbres &nbsp;s'y sentent bien et en sécurité au point qu'ils semblent s'être "passé le mot.
    Pour lui, c'est la confirmation que c'est le destin qui l'a amené à vivre ici pour s'occuper de ces derniers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mr Kaarali a une vision bien précise de la conception d'un tel espace. Son approche est systémique. Au pied des arbres, il a planté des plantes afin qu'elles
    &nbsp;puissent profiter de l'ombre que leur procurent ces derniers. Il a veillé à ne pas laisser s'accumuler par terre&nbsp; les feuilles mortes d'eucalyptus qui sont très nocives pour le reste
    de la végétation et s'applique à désherber régulièrement &nbsp;le sol afin d'éviter toute propagation d'incendie. Chaque nouvel arbre est planté avec le souci de ne pas entrer en compétition avec
    ses voisins qu'il taille régulièrement dans le même esprit. Parce qu'il n'aime pas le terme "mauvaises herbes", il a laissé poussé certaines plantes adventices dont la bourrache qui fait le
    bonheur des abeilles qui sont &nbsp;d'ailleurs indispensables à la pollinisation de son amandier. Il m'explique qu'il compte fabriquer cette année des abris pour les oiseaux qui viennent
    régulièrement lui rendre visite dans cet arboretum dans lequel il s'affaire la majeure partie de son temps. Il n'utilise aucun produit chimique, ni pour aider ses arbres à se développer, encore
    moins pour les soigner. Toutes les installations qu'il a construites ont été conçues avec des matériaux provenant des alentours.&nbsp; Les résultats qu'il a obtenus parlent pour lui et
    témoignent&nbsp; de son savoir faire ainsi que son amour des arbres et de la nature en général. Il aimerait d'ailleurs faire profiter de son expérience à tous ceux et celles qui désirent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">"Si j'ai décidé de mettre en valeur ce lieu, c'est aussi pour qu'il devienne un espace de rencontre et d'émulation pour tous ceux et celles qui aiment la nature et
    désirent la protéger". Il m'installe sur une chaise longue, me sert un café accompagné de délicieux beignets arrosés d'eau de fleur d'oranger que son épouse &nbsp;distille elle même. Puis, quand
    vient l'heure du repas, nous dégustons, entre autres,&nbsp; des olives produites par les oliviers qui résident dans ce havre de paix pour les arbres ainsi que ses visiteurs. Comme à l'accoutumée,
    nous nous entretenons longuement sur la situation environnementale du pays. Bien qu'elle soit, dans l'ensemble, déplorable, nous partageons le même optimisme et la volonté de ne pas nous
    &nbsp;décourager.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;" Celui qui plante un arbre agit pour le bien de la communauté. Il suffirait que chacun veille à respecter, mais surtout à mettre en valeur&nbsp;
    l'environnement qui l'entoure pour que les choses ne continuent pas de se dégrader. Il faut que chaque citoyen assume ses responsabilité vis à vis de la nature et prenne conscience que les
    générations futures&nbsp; ont le droit de pouvoir un jour&nbsp;&nbsp; en profiter. Celui qui plante un arbre est dans le vrai..."&nbsp; affirme cet homme qui aime tant &nbsp;allier la
    &nbsp;parole aux actes…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Karim Tedjani pour "Nouara, le portail de la nature et de l'écologie en Algérie".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour voir plus de photos, cliquez sur ce lien: <a href="http://www.nouara-algerie.com/album-2070679.html"><img src=
    "http://fdata.over-blog.net/3/34/84/88/thumbs/104084793" height="20" width="25"> "Celui qui plante un arbre" par Karim Tedjani</a><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 24 May 2012 12:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4fc6f32f5dfdf228475e855266bf4412</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-celui-qui-plante-un-arbre-par-karim-tedjani-105723194-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Les biocarburants:le pétrole vert du Brésil " par Karim Tedjani (Nouara-algérie.com)]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-le-petrole-vert-du-bresil-par-karim-tedjani-nouara-algerie-com-104634679.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Qui peut remettre en question&nbsp; la proche échéance de la fin d'un monde dont la matrice énergétique est basée exclusiviement sur l'exploitation des energies
    fossiles ? Chaque pays doit donc anticiper cette réalité s'il veut continuer à évoluer sans être ralenti par une inflation entre ses besoins énergétiques et les capacités de production pétrolière
    de notre planète. Voici donc le cas du Brésil, une des puissance de demain, qui a choisit de s'investir plus particulièrement dans la production des biocarburants. A la fin de cet article, vous
    pourrez lire le compte rendu d'un entretien que j'ai eu recemment&nbsp; avec Mr Ministre Conseiller de l'Ambassade du Brésil à Alger afin de l'interroger sur le sujet. Je tiens dès à présent à
    remercier Mme Azouaou, chargée de la communication de cette ambassade pour avoir permis cette rencontre....</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;"La fin de l'or noir&nbsp; est inévitable..."</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le pétrole a été un des facteurs indéniable du développement de l'industrie&nbsp; mondiale au point que la matrice énergétique de toute la planète est centrée sur
    l'utilisation de cet "or noir". Depuis la découverte de cette ressource, l'Homme moderne se déplace plus vite, plus loin, produit plus et cela&nbsp; à des cadences qui n'ont jamais été égalée
    jusque là. L'Humanité s'est développée d'une manière fulgurante et exponentielle. Il suffit de constater l'explosion démographique qui s'est amorcée&nbsp; depuis le siècle dernier ainsi que
    l'émergence d'une communauté mondiale pour accepter le fait que l'exploitation du pétrole a été à l'origine d'une&nbsp; mutation de nos sociétés parmi les plus importantes de notre Histoire
    mondiale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Cependant, parce que c'est une énergie non renouvelable, et que&nbsp; le pic mondial de production pétrolière est devenu une réalité incontestable, beaucoup
    de pays&nbsp; ont cherché des moyens&nbsp; plus ou moins efficients&nbsp; pour&nbsp;&nbsp; tenter d'anticiper&nbsp; l'inévitable pénurie de pétrole qui se profile dans un avenir dont l'échéance
    dépend sensiblement de la subjectivité des prévisions annoncées par les spécialistes en la matière. La formidable croissance économique portée par ce système énergétique est à présent&nbsp;
    remise en question par cette&nbsp; progressive raréfaction des ressources pétrolières mondiales. Le développement de nos sociétés modernes risque ainsi d'être&nbsp; sérieusement ralenti voire
    même, si l'on se réfère aux prédictions des plus pessimistes, d'être mis en péril par la diminution des réserves mondiales&nbsp; en énergies fossiles.&nbsp; D'autant que nombre de nations&nbsp;
    ne semblent pas pouvoir&nbsp; ou vouloir, pour l'instant,&nbsp; se passer totalement&nbsp;&nbsp; du pétrole afin&nbsp; assurer la pérennité de leurs fonctionnements pour les décennies à
    venir.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;De plus en plus, l'opportunité offerte par l'exploitation de&nbsp; certaines énergies, qui sont&nbsp; souvent considérées comme renouvelables et non
    polluantes , intéresse les responsables de ces nations&nbsp; afin de réduire la&nbsp; consommation d'hydro carburants&nbsp;&nbsp; de leur pays . Autant le dire tout de suite, pour nombre d'entre
    eux,&nbsp; il n'est pas encore question&nbsp; de changer totalement&nbsp; de système énergétique, mais bien de gagner du temps...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour la plus part des gens qui se soucient de la préoccupante dégradation de l'environnement planétaire&nbsp; qui a été une des principale conséquence néfaste de
    l'exploitation des ressources pétrolières de la planète afin d’ alimenter nombres des moteurs de la croissance mondiale, ce changement de cap annoncé est bien entendu une bonne nouvelle, même si,
    rappelons-le,&nbsp; bien que la fin du pétrole&nbsp; dans la matrice énergétique de notre monde est inexorable, elle n'est&nbsp; sûrement pas prévue&nbsp; pour demain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Parmi ces palliatifs, les énergies photovoltaïques et éoliennes sont celles qui ont fait l'objet d'un intérêt plus particulier de la part de nombres de nations et,
    demeurent les plus connues du grand public. D'autres pays, comme</span> la France <span style="font-size: 10pt;">ont opté plus particulièrement&nbsp; pour l'utilisation de l'énergie nucléaire
    afin d'atténuer leur dépendance aux énergies fossiles, de même que certains, à l'instar des Etats unis misent de plus en plus sur l'exploitation des réserves de gaz de schistes dont dispose leur
    territoire. Ces&nbsp; deux procédés sont cependant très controversés à causes de leurs conséquences néfastes sur l'environnement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>"Pourquoi le&nbsp; Brésil opte principalement&nbsp; pour l'exploitation des&nbsp; biocarburants afin d'assurer son indépendance
    énergétique..."</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le Brésil&nbsp; fait partie du club des B.R.I.C (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont les membres sont les plus grandes puissances émergentes de la planète. Son
    économie connait une croissance annuelle de son P.I.B&nbsp; supérieure de deux points à la moyenne mondiale. Ce dynamisme influe très logiquement sur la demande énergétique de ce pays aux
    dimensions continentales au point qu'elle risque de doubler d'ici une vingtaine d'année alors qu'elle a déjà quintuplé en l'espace de quarante ans. Cependant, la nation brésilienne dispose
    d'énormes ressources naturelles et d’un potentiel parmi les plus important au monde &nbsp;en ce qui concerne les énergies renouvelables. Ce qui laisse présager que son avenir énergétique est
    assuré. Parmi&nbsp;&nbsp; cette large palette d'options possible&nbsp; pour assurer son autonomie dans ce domaine, l'exploitation de sa luxuriante biomasse,&nbsp; afin de&nbsp;&nbsp; produire des
    biocarburants, semble avoir été privilégiée par les brésiliens.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pourtant, les potentiels du Brésil en matière d’ énergie hydroélectrique figurent parmi les plus conséquents&nbsp; au monde, notamment grâce à un important&nbsp;
    réseau fluvial ainsi que des reliefs très propices à ce genre d'exploitation. Mais les spots de productions sont souvent trop loin des grandes agglomérations urbaines&nbsp; et souvent dans des
    aires protégées.&nbsp; Le Brésil dispose d'un taux d'ensoleillement ainsi que de ressources en silicium (composant essentiel à la fabrication des capteurs solaires) qui auraient pu faire de ce
    pays un grand producteur d'énergie photvoltaïque.Cependant, pour l'instant, le coût de cette énergie est trop élevé pour intéresser un pays qui a tant d'autres solutions à sa disposition.&nbsp;
    Son capital en uranium représente près de cinq pour cent des réserves mondiales avérées; de même que les brésiliens ont devellopés quasiment toutes les compétences concernant le cycle nucléaire.
    Pourtant, le Brésil est réticent à s'investir plus dans ce genre d'exploitation et, il est facile de deviner que l'actualité risque de conforter ce pays dans ses réserves à propos du nucléaire.
    Les capacités de production en énergie éolienne sont aussi&nbsp; loin d'être négligleables.Mais là aussi la géo localisation des sites de production joue un rôle pénalisant pour le développement
    de ce procédé.&nbsp; Les sous-sols du Brésil abondent également de charbon. Cependant, il est de mauvaise qualité. Enfin, cette nation accuse une production pétrolière qui suffit&nbsp; pour
    l'instant à assurer ses besoins et à exporter ses surplus. Mais le pétrole est une ressource non renouvelable et, même si des réserves substantielles ont été récemment trouvées en zone off-shore,
    elles restent encore très onéreuses à extraire. Bref, si le Brésil dispose de multiples et abondantes ressources naturelles, des facteurs géographiques, économiques, politiques ainsi que&nbsp;
    géomorphologiques ralentissent le développement de leur exploitation. Par contre,&nbsp; la production de biocarburants n'a rencontré aucune entrave à son développement au point que, rappelons le,
    le quasi totalité de la production mondiale provient de cette puissance émergente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il faut dire que sa superficie, son importante biomasse, son climat, ainsi que son&nbsp; expérience séculière de la culture de la canne à sucre ont permis à la
    nation brésilienne d'obtenir des résultats plus que probants en la matière au point de la propulser au statut de&nbsp;&nbsp; leader incontesté de ce type d'exploitation. Le Brésil&nbsp; assure
    près de 90 pour cent de la production mondiale de biodiesel (autre appellation de ce carburant) et dispose d'un important&nbsp; parc d'automobiles "fuel-flex" capables de fonctionner autant avec
    des hydrocarbures&nbsp; ou des biocarburants. Ainsi, bien qu'il existe dans ce pays&nbsp; de nombreux autres atouts pour assurer son autonomie énergétique, le Brésil a choisit, sûrement parce que
    c'est la solution la plus pratique et la moins onéreuse pour l'instant, de miser avant tout sur l'exploitation des biocarburants.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le Brésil s'appuie d'ailleurs sur cette culture pour développer d'autres ascpects plus socio-culturels de sa société.&nbsp;</span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial;"><span>Je vous invite d'ailleurs à consulter ce site pour en savoir plus à ce propos (</span></span><span><span style=
    "font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;"><a href="http://sugarcane.org/" target="_blank">http://sugarcane.org</a></span></span><span style=
    "font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial;">),</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Entretien avec le Mr Ministre Conseiller de l'Ambassade du Brésil à Alger.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><img height="200" width="300" alt="Mr le Ministre Conseiller de l'Ambassade du Brésil à Alger" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/34/84/88/Photos-des-articles/BRESIL/BRESIL-9682.JPG"></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">Mr Sérgio Ricoy Pena, Ministre Conseiller de l'Ambassade du Brésil à Alger (Photo Karim Tedjani )</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le 30 avril, j'ai eu l'honneur d'être invité&nbsp; par Mr Sérgio Ricoy Pena, Ministre Conseiller de l'Ambassade du Brésil à Alger afin d'avoir son avis sur le
    sujet.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Je lui ai tout d'abord demandé si le Brésil, dont le partenariat avec l'Algérie a été intensifié depuis l'année 2000, avait, à l'instar d'autres pays tels
    l'Allemagne et</span> la Suède<span style="font-size: 10pt;">, des solutions endémiques à proposer à la jeune nation algérienne en ce qui concerne l'écologie. Avec modestie, il m'a répondu que
    son pays n'avait pas vocation à être un modèle dans ce domaine bien qu'il n’ait pas totalement éludé la préservation de l'environnement dans sa politique de gouvernance. Selon lui, le Brésil est
    un pays en plein développement, ce qui&nbsp; génère forcement des conflits d'intérêts entre sa croissance économique et l'importance&nbsp; pour ce pays de&nbsp; préserver son immense patrimoine
    naturel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A ce propos, nous évoquons le problème de la forêt amazonienne qui a,&nbsp; depuis toujours, subit de nombreuses atteintes à son intégrité à cause de cette
    croissance fulgurante. Mr Pena ne dément pas cet état de fait tout en soulignant que son pays n'a eu de cesse de veiller&nbsp;&nbsp; à limiter&nbsp; ces impacts néfastes qui ne peuvent être
    évités, selon lui, au regard des aspirations légitimes du Brésil à devenir un pays développé. Quand je lui affirme que, puisque la forêt amazonienne est considérée comme étant "les poumons
    de</span> la Terre<span style="font-size: 10pt;">" &nbsp;cela incombe à son gouvernement une responsabilité &nbsp;vis à vis de l'écosystème planétaire. Loin de démentir totalement cette
    affirmation, il tient cependant à la nuancer et me rappelle &nbsp;que de nombreuses études scientifiques ont prouvé qu'elle produit certes beaucoup d'oxygène, mais qu'elle en consomme aussi une
    grande quantité. Pour lui, à l'échelle de son pays, cette forêt joue aussi un rôle capital dans le bon fonctionnement de son système hydrique, notamment en filtrant l'eau. Enfin, il me précise
    que l'Amazonie n'est pas le seul écosystème présent dans ce pays et qu’il serait réducteur de n’évoquer que cette forêt pour parler de la biodiversité de son pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Puis, je lui demande quelques éclaircissements à propos de certaines critiques qui ont été émises par de nombreux écologistes du monde entier concernant les
    biocarburants&nbsp; ainsi que le statut surévalué, selon eux, d'énergie renouvelable et propice au respect de l'environnement dont ce procédé fait l’objet. En effet, si les pots d'échappements
    des voitures fonctionnant à l'éthanol ne dégagent que très peu de substances polluantes,&nbsp; la culture de la canne à sucre, sur laquelle est basée essentiellement la production de ce type de
    carburant, impose, dans son exploitation intensive,&nbsp; l'apport d'un nombre conséquent de pesticides et d'engrais dont l'utilisation ne peut être considérée comme vertueuse pour l'intégrité
    des sols ainsi que pour la biodiversité périphérique à ces immenses champs de culture. Les sols ne sont pas forcement une ressource renouvelable, ils peuvent s'abîmer et devenir incultes si l'on
    ne les ménage pas. De plus, on dénonce souvent le fait que cette culture risque d'empiéter sur l'espace agricole utile ainsi&nbsp; que&nbsp; sur le patrimoine forestier d'un pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois de plus, Mr le Ministre Conseiller tient à nuancer ces allégations qu'il avoue ne pas être en mesure de réfuter totalement. Tout d'abord, il me rappelle
    que le Brésil ne s'est pas lancé dans la culture de la canne à sucre pour la seule exploitation des biocarburants et que ce pays&nbsp; la pratique&nbsp; depuis le 16ème siècle. L'espace dédié à
    la canne à sucre existe donc depuis toujours sur le territoire brésilien. Le Brésil a, de ce fait, une grande expérience en la matière et continue à faire des recherches dans le but d'optimiser
    son savoir &nbsp;faire dans ce domaine. De plus, dans ce pays, il existe un organisme, l'IMRAP, qui encadre les exploitants afin que leur activité n'entre pas en conflit avec les autres aspects
    de l'économie nationale dont le respect de l'environnement ne peut être considéré de nos jours comme un sujet anecdotique. A vrai dire, selon lui, la politique du Brésil concernant cette culture
    vise plutôt à optimiser les rendements des terres déjà mises à la disposition de l'exploitation de la canne à sucre plus qu'à en étendre l'aire d'exploitation. Il m'informe d'ailleurs que
    l'espace attribué à la culture des végétaux pouvant servir à produire des biocarburants n'a pas été augmentée depuis longtemps&nbsp;; de même que le Brésil a fait de nombreuses recherches afin de
    limiter l'utilisation des pesticides et des engrais, notamment en misant sur des espèces "naturellement" plus résistantes ainsi qu'en développant d'autres cultures dédiées à la fabrication des
    biocarburants.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">J'interroge, ensuite, mon interlocuteur sur son avis à propos d'un éventuel développement de cette énergie en Algérie qui, bien que grand exportateur de pétrole et
    de gaz naturel, doit elle aussi faire face à une explosion de sa consommation énergétique liée à&nbsp; une forte croissance démographique ainsi qu'à son développement économique. Je précise à ce
    dernier que notre pays, bien qu'il ambitionne d'être un grand producteur de canne à sucre, au regard de son climat fort propice à cet effet, ne dispose pas des mêmes carectéristiques physiques
    que le Brésil. En effet, si ce pays est occupé à 60 pour cent par l'espace forestier et peut compter sur un espace cultivable très important, l'Algérie ne dispose que d'à peine plus de 10 pour
    cent de surface agricole utile et souffre d'une sérieuse dégradation de son patrimoine forestier. Cela laisse à penser que l'Algérie doit aborder cette culture avec beaucoup de prudence. De plus,
    l'Algérie a un taux d'ensoleillement énorme, notamment grâce au fait qu'il abrite sur son territoire le plus grand désert au monde, ce qui lui offre l'opportunité plus pertinente, dans son
    cas,&nbsp; de miser sur l'énergie photovoltaïque. Le professeur Chittour, grand spécialiste algérien et international de l'Energie, à récemment affirmé, lors d'un conférence sur l'économie
    verte&nbsp; organisée par la coopération allemande et le Ministère algérien de</span> la PME<span style="font-size: 10pt;">, que notre pays devrait aussi exploiter les ressources géothermiques
    non négligeables &nbsp;de notre térritoire pour produire de l'énergie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mr Pena me répond que le Brésil n'a pas de projet de coopération particulier dans ce domaine avec l'Algérie et que les échanges entre ces nations&nbsp; se font
    plutôt autour de la culture de la canne à sucre comme produit de consommation agroalimentaire. Cependant, nous semblons d'accord sur le fait que le Sahara apparaît de plus en plus comme étant un
    espace propice à étendre l'aire cultivable de ce pays. Il m'informe qu'il a, lors d'un voyage dans le Sud du pays, été très impressionné par les progrès fait par les algériens dans ce domaine.
    Nous évoquons ensemble le cas d'Israël qui est pays désertique et dont&nbsp; la réputation d'être un grand pays agricole n'est plus à prouver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Je lui donne d'ailleurs mon avis à ce propos: le Sahara regorge d'eau dans ces sous-sols, bien qu'elle soit pour l'instant très coûteuse à exploiter, il est à
    espérer que la technologie risque de faire de grand progrès dans ce secteur puisque l'eau est une ressource qui&nbsp; se raréfie au point de devenir aussi précieuse que le pétrole. Les terres
    cultivables de notre pays, situées essentiellement sur la zone côtière et les hauts plateaux, sont fatiguées et souffrent d'une mauvaise gestion et de nombreux facteurs&nbsp; qui risquent&nbsp; à
    long terme de les rendre incultes si des mesures encore plus efficientes que celles qui sont déjà prises ne limitent pas les effets néfastes de cette mauvaise gestion. La biodiversité si
    luxuriante et particulière de l'Algérie est menacée alors qu'elle pourrait, dans bien des domaines, être un facteur de développement d'une économie "verte" dont l'écotourisme, l'agriculture bio,
    l'artisanat et bien d'autres secteurs créateurs d'emplois sont à mon humble avis des secteurs clefs. Pour moi, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, le Sahara si est la source de richesse du
    présent à cause de son pétrole, doit devenir aussi celle de l'avenir d'un pays dont les ressources naturelles n'ont rien à envier au Brésil. Pourtant ce pays est devenu une superpuissance
    émergente et l'Algérie tarde à être un pays vraiment développé...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous concluons cet entretien par quelques réflexions sur le terme de "développement durable», inspirés par le fait que la prochaine grande conférence mondiale sur
    le sujet se déroulera à Rio au mois de juin prochain. J'interroge Mr Pena sur le fait qu'il existe un paradoxe entre la volonté de préserver un espace fini, notre planète et de parler de
    développement durable, donc continu. Il me répond qu'en portugais, langue officielle de son pays, il est plutôt question de développement "soutenable" pour de</span> la Terre <span style=
    "font-size: 10pt;">et pour le bien-être&nbsp; de ses habitants. Enfin, je lui demande s'il avait, à titre personnel, un conseil à donner aux jeunes de ce pays pour aller dans ce sens. Il me
    répond avec modestie toujours que c'est une responsabilité qu'il ne se sent pas en mesure d'assumer et se contente de me suggérer que développer la responsabilité de chacun est à son humble avis
    la solution la plus judicieuse....</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dossier conçu par Karim Tedjani pour "Nouara , le portail de l'écologie en Algérie".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour en savoir plus:</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial;"><span>(</span></span><span><span style="font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial;"><a href="http://sugarcane.org/"
    target="_blank">http://sugarcane.org</a></span></span><span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial;">),( site institutionnel en anglais)<br></span>
  </p>
  <h3 class="r" style="text-align: right;">
    <a class="l" onmousedown="return rwt(this,'','','','1','AFQjCNFkY-tJSgcLSCmXXWiHq0ys5yl53g','','0CH0QFjAA',null,event)" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Biocarburant</em> - Wikipédia</a>
  </h3>
  <h3 class="r" style="text-align: right;">
    <a class="l" onmousedown="return rwt(this,'','','','7','AFQjCNHS-hk9-mb36jIp7V0t6HYCCfdQHw','','0CJMBEBYwBg',null,event)" href=
    "http://www.geo.fr/environnement/les-mots-verts/biocarburant-agrocarburant-microalgues-40233"><em>Le biocarburant</em> : qu'est-ce que c'est ? : Geo.fr</a>
  </h3>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <h3 class="r" style="text-align: right;">
    <a class="l" onmousedown="return rwt(this,'','','','13','AFQjCNGmQ-lpsNR65FmVAIwOTA3ijxyVuQ','','0CKUBEBYwDA',null,event)" href="http://www.plateforme-biocarburants.ch/">Plateforme
    <em>Biocarburants</em> - Bienvenue</a>
  </h3>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <h3 class="r" style="text-align: right;">
    <a class="l" onmousedown="return rwt(this,'','','','5','AFQjCNF_Hqg89eAcBnq3CbA_GqrpFUER-Q','','0CFcQFjAE',null,event)" href=
    "http://www.avenirdurable.org/Bresil-une-politique-energetique-a.html"><em>Brésil</em> : une politique <em>énergétique</em> à part - Avenir durable</a>
  </h3>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <h3 class="r" style="text-align: right;">
    <a class="l" onmousedown="return rwt(this,'','','','9','AFQjCNH8hRxpVD48zlsJLNArbezqlo6GrQ','','0CHEQFjAI',null,event)" href=
    "http://www.vedura.fr/environnement/transports/biocarburants"><em>Biocarburants</em> et <em>développement durable</em></a>
  </h3>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 May 2012 13:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">07654936c7ac054d3b8c0d46c1ae6cd8</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-le-petrole-vert-du-bresil-par-karim-tedjani-nouara-algerie-com-104634679-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[« Rencontre aux sources du volontariat à Naciria (wilaya de Boumerdes)… » Par Karim Tedjani]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-rencontre-aux-sources-du-volontariat-par-karim-tedjani-104183841.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong>R</strong><strong>encontre avec Mohamed Djazaïri dans la commune de Naciria</strong> (Wilaya de Boumerdes)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x273/3/34/84/88/Photos-des-articles/Naciria/Aux-sources-du-volontariat-2--Tedjani-2012.JPG" alt="Aux sources du volontariat 2 Tedjani 2012" height="273" style=
    "margin: 0px auto; display: block; border: #000 4px solid;" title="null" class="CtreTexte">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Depuis la création de Nouara, le portail de l’écologie en Algérie, j’ai parcouru des milliers de kilomètres à travers la zone
    côtière (essentiellement) de cette jeune nation qui aspire,&nbsp; avec légitimité, à devenir un pays moderne où chaque citoyen aurait la possibilité de se réaliser&nbsp; tout en contribuant&nbsp;
    au développement de toute la société; malgré tout ce qui l’empêche de réaliser ce rêve qui ne devrait pourtant&nbsp; pas paraître&nbsp; si utopique quand on sait à que point ce pays est riche en
    ressources naturelles et humaines.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">J’ai ainsi visité plus d’une vingtaine de wilayas afin de découvrir mon pays d’origine et, surtout,&nbsp; avec l’envie d’aller à la
    rencontre de ceux et&nbsp; de celles qui ont décidé de dépasser le cap du constat et surtout d’agir, avec les moyens mis à leur disposition, pour faire évoluer les choses vers un modèle de
    société&nbsp; plus en adéquation avec la&nbsp; triste réalité écologique du territoire algérien. Certains sont membres d’une organisation non gouvernementale, d’autres d’une association, d’autres
    encore agissent sans adhérer à un mouvement. Quelques soient leurs moyens, leurs motivations, la portée de leurs actions, ce qui importe pour moi, c’est qu’ils ont&nbsp; tous et toutes décidé de
    refuser&nbsp; de se résigner face à l’ampleur des problèmes environnementaux qui sévissent en Algérie.&nbsp; Dans un pays qui a beaucoup subit son histoire, l’enthousiasme, l’optimisme, la
    conscience collective sont des ressources qu’il est important, à mon humble avis, de mettre en valeur afin qu’elles se diffusent plus amplement au sein d’une société algérienne qui n’est pas
    aussi léthargique qu’on voudrait nous le faire parfois penser.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Cette fois-ci, je n’ai pas eu besoin de me déplacer bien loin de mon lieu de résidence en Algérie, Boudouaou,&nbsp; pour être, une
    fois de plus, le témoin du&nbsp; fabuleux capital de bonnes volontés et d’initiatives pertinentes qui existe au sein du&nbsp; tissu social algérien, et ce, dans l’indifférence souvent&nbsp; la
    plus totale du reste de la population&nbsp; dont les préoccupations restent souvent purement matérialistes .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">En effet, ce matin, je me suis rendu à quelques&nbsp; dizaines de kilomètres de chez moi, dans la commune de Naciria , à
    Boumerdes,&nbsp; afin de faire la connaissance de Mr Mohamed Djazaïri, un artisan boulanger qui , avec l’aide d’une poignée de citoyens responsables et motivés , s’est investit corps et âme afin
    que les sources d’eau&nbsp; de sa commune continuent à jouer les rôles qu’elles ont tenus&nbsp; depuis toujours&nbsp;: permettre aux habitants&nbsp; de s’abreuver avec une eau de source
    &nbsp;locale&nbsp; de qualité de même que d’offrir à chacun d’entre eux des aires de repos et de loisirs en période estivale, &nbsp;favorisant ainsi l’échange entre les membres d’une même
    communauté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Avant de nous rendre sur les lieux de son noble ouvrage, nous prenons le temps de faire connaissance autour d’un café. Dès que je
    l’aperçois, je suis très impressionné par l’allure de Mr Djazaïri, un quinquagénaire qui, avec son béret et sa silhouette athlétique, ses mains rugueuses de travailleur, ressemble à un de ces
    officiers de terrain dont l’expérience et le courage ne font pas l’ombre d’un doute. Il faut dire que l’homme a un parcours de vie&nbsp; bien chargé. Il a tout d’abord été un athlète de demi fond
    , puis, pour cause d’une mauvaise blessure, il&nbsp; a du se réorienter vers une carrière&nbsp; dans l’industrie du&nbsp;&nbsp; sucre, pour enfin, créer avec son frère une boulangerie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Si j’ai pris la liberté d’évoquer ce plan de carrière un peu atypique, c’est pour en dégager des constantes qui, vous
    éclaireront&nbsp; je l’espère un peu plus&nbsp; sur la nature de l’homme qui se trouva ce matin là&nbsp; attablé face à moi. L’endurance, la persévérance, le goût des défis relevés, une grande
    capacité d’adaptation et des qualités indéniables de leadership, voilà de quelle trempe semble faite Mohamed Djazaïri et, croyez moi, la suite des événements ne démentirons pas cette
    impression…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/34/84/88/Photos-des-articles/Naciria/Mohamed-Djazairi-3.Tedjani-2012.JPG"
    alt="Mohamed Djazaïri 3.Tedjani 2012" height="200" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" class="noAlign"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Mohamed Djazaïri</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><em><strong>&nbsp;</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong><em>&nbsp;</em></strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong><em>&nbsp;</em></strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong><em>«&nbsp;Sur le chemin des sources oubliées…&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x231/3/34/84/88/Photos-des-articles/Naciria/La-premiere-fontaine.-photo-de-groupe--Tedjani-2012.JPG" alt="La première fontaine. photo de groupe Tedjani 2012" height=
    "231" class="CtreTexte">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><em>De gauche à droite: Younes Belahdid, les filles de Mohamed, Mohamed Djazaïri</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Nous voici donc, à présent, aux alentours du&nbsp; village de Tala Chrif, parcourant le chemin&nbsp; menant à la source «&nbsp;Tala
    hlal &nbsp;»<strong>&nbsp;</strong> ainsi qu’à la grotte «&nbsp;Ifri&nbsp;» qui était jadis une aire de détente très appréciée par les habitants de cette commune dont le nom était alors Laâziv
    n’el Hadj Mohamed Zaâmoum, en hommage à ce grand guerrier&nbsp; qui a résisté à l’invasion française et dont le nom est quasiment oublié depuis.&nbsp; <strong>&nbsp;&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Assez vite, nous faisons la rencontre de Mr Belahdid Younes, éducateur sportif qui a participé activement aux travaux dont Mr
    Djazaïri a été l’investigateur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Mes deux hôtes me montrent, avec une fierté plus que justifiée,&nbsp;&nbsp; les résultats de leur dur labeur&nbsp; effectué lors de
    leur temps libre. Il y a de cela à peine deux jours, Mohamed et ses acolytes ont installé plus de 150m de canalisation afin de relier cette première fontaine à la source principale qui se situe
    au bout du chemin que nous parcourons. Mr Belahdid&nbsp; m’explique que cette initiative a germé dans l’esprit de Mr Djazaïri il y a de cela quinze ans et, à cause de nombreuses embuches qui
    n’ont pas étiolé la persévérance de ce citoyen responsable, n’a pu réellement&nbsp; voir le jour que ces derniers temps.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Quand je questionne Younes sur les motivations qui l’ont incité à suivre son ami et voisin à relever ce noble défi, il me répond
    que, bien qu’il ait&nbsp; l’eau courante à la maison, il ne l’utilise que pour se laver ainsi qu’assurer la propreté de son domicile.&nbsp; «&nbsp;C’est une question de tradition…&nbsp;», Me
    précise mon interlocuteur suggérant ainsi que les gens de cette commune ont toujours préféré boire l’eau de cette source qui, aussi loin que Mr Djazaïri s’en&nbsp; souvienne,&nbsp; à été un lieu
    public.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">«&nbsp;Il faut aussi préciser que l’eau distribuée à travers le réseau domestique&nbsp; de notre commune provient du fleuve Sebaou
    qui est très pollué, notamment par les déversements des eaux usées provenant des&nbsp; égouts&nbsp; et des industries limitrophes à cet oued. La wilaya de Tizi Ouzou ainsi que celle de Boumerdès
    sont impliquées dans «&nbsp;l’empoisonnement&nbsp;»&nbsp; de cet oued qui approvisionne en eau pourtant de nombreuses communes de la région. Il suffit de voir la couleur de ce fleuve pour être
    inquiété par la nature de l’eau qui en est prélevée. C’est principalement ce qui m’a motivé à développer ce réseau local de sources minérales. J’aimerais préserver ainsi les habitants de ma
    commune de tous les risques sanitaires qu’ils encourent à boire l’eau du robinet… »,&nbsp; surenchéri le maitre d’œuvre de ce projet&nbsp; salutaire et responsable.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">«&nbsp;Pour moi, réaliser cet ouvrage est un vrai jeu d’enfant, si l’on fait abstraction des nombreuses complications
    administratives et de la mauvaise foi de certains. A chaque fois que nous nous sommes mis d’accord sur la suite des opérations, il n’a pas fallu plus d’un quart d’heure pour en apprécier les
    résultats&nbsp;!&nbsp;», m’explique&nbsp; Mr Djazaïri.&nbsp; Il ne semble pas insister, sûrement par pudeur et modestie, sur les efforts conséquents qui ont été mis en œuvre&nbsp; ne serait-ce
    que pour acheminer le matériel nécessaire&nbsp; à la réalisation de ses ambitions&nbsp; sur ce chemin peu aménagé. Au début, les travaux ont été réalisés au frais de cet homme de cœur ainsi
    qu’avec le soutien de certains voisins.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Depuis, sûrement à force de voir les choses se réaliser malgré le manque de soutien, l’APC a fourni une aide très précieuse aux
    membres&nbsp; fondateurs de ce projet qui se comptent sur le doigt d’une main. Cette dernière a mis à la disposition la quasi-totalité des matériaux nécessaires à l’élaboration de ces fontaines
    reliés avec ingéniosité à la source Tala Hlal. Seul le sable ainsi que la main d’œuvre ont été laissé aux soins de ces citoyens à l’attitude exemplaire.&nbsp; Voir cette première fontaine en état
    de marche est l’illustration incontestable que montrer l’exemple est un moyen sûr de convaincre et, surtout de faire avancer les choses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">"Bien entendu, ce projet est un vrai travail d'équipe&nbsp; où chacun à son mot à dire " insiste Mohamed , "Mes plus fidèles&nbsp;
    collaborateurs&nbsp;sont &nbsp;Garidi Ahcene, Amirate Rezki, Hamoudi Rabah, Bouroubi Saïd , Belmokhtar Ahmed, Benabi Rezki&nbsp;, Belahdid Younes, Djazairi Djamal, Djazairi MerzaK et quelques
    enfants du village qui ont quelquefois participé aux travaux".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Ensuite, on m’explique que cette première fontaine à pour fonction de collecter le trop plein de la source principale. «&nbsp;Dans
    notre tradition, la priorité est toujours donnée aux proches voisins d’une source. Puis, dès qu’une fontaine est pleine, le surplus est acheminé vers une autre plus lointaine. C’est pour cela que
    nous installons systématiquement des robinets afin que l’eau ne soit pas gaspillée et que les trop plein puissent être mis à la disposition des habitants qui ne résident pas aux alentours de la
    source.&nbsp;», me&nbsp; précise mon hôte.&nbsp; D’ailleurs, plus loin, aux abords de la route, une deuxième fontaine est en cours de finition, elle a une contenance d’environ cinq mille&nbsp;
    litres et dispose de cinq points de remplissage. Ainsi, les gens pourront s’y approvisionner en voiture et ce, quelque soit leur provenance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Bien que les finitions ne soient pas complètements achevées, la fontaine fonctionne déjà à merveille. Il suffit de voir les enfants
    de Mohamed s’y abreuver pour comprendre quelle a été sa principale motivation&nbsp;: garantir aux générations futures une eau saine en quantité raisonnable. Quand on sait que, partout dans le
    monde et, plus particulièrement en Algérie qui est un des pays les plus touché par le stress hydrique, l’eau est devenue la ressource la plus précieuse, on ne peut qu’admirer une telle
    initiative. Quand on voit, malheureusement, à quel point la majorité des algériens gaspillent cette précieuse eau au lieu de la capitaliser, on ne peut qu’encourager le reste de la population à
    adopter l’attitude fort responsable de Mr Djazaïri.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Partager l’eau est un acte sacré en Algérie, comme dans tous les pays dont la culture est imprégnée par les valeurs de l’Islam, de
    même que dans&nbsp; la culture amazigh préislamique. «&nbsp;Pour nous, l’eau n’est la priorité de personne. C’est un don de la Nature qu’il faut laisser à la disposition de tous ceux et celles
    qui en ont besoin.&nbsp;», me rappelle Mr Djazaïri. On est bien loin des conceptions occidentales actuelles où l’eau est considérée comme une marchandise à part entière… C’est d’ailleurs dans cet
    esprit que, la famille Garidi, propriétaire du terrain où se situe la source Tala Hlal n’a pas hésité à&nbsp; mettre cette parcelle de terre&nbsp; à la disposition des investigateurs de ce
    projet. Il faut saluer avec beaucoup d’admiration et de respect cette attitude qui n’est plus forcement&nbsp; à l’apanage de tous les propriétaires fonciers en Algérie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">«&nbsp;Depuis que je m’en&nbsp; souvienne, cette source n’a jamais fait l’objet d’une considération à la mesure de son importance de
    la part des autorités locales alors que c’est un endroit qui a, de tous temps, servi de lieu de détente…&nbsp;»,&nbsp; ajoute ce quinquagénaire soucieux du bien-être de tous ses concitoyens.
    Ainsi, Mohamed Djazaïri&nbsp; nous rappelle qu’une société saine à besoin de tels&nbsp; lieu d’échange et de rencontres intergénérationnelles. «&nbsp; Je suis frappé de constater que les adultes
    ne prennent plus le temps, de nos jours, de discuter avec les enfants afin de leur transmettre la tradition ainsi que de leur assurer une bonne éducation. Les jeunes sont à présents livrés à
    eux-mêmes et, il ne faut s’étonner que leur comportement se soit fortement dégradé ces temps-ci.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Tous en discutant, nous nous approchons de la source Tala Hlal.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Un membre de la famille Garidi nous rejoint tandis que Mr Djazaïri m’indique que cette source a été, selon les dires des anciens,
    mise en valeur par les Ottoman au milieu du dix-huitième siècle. Par la suite, en 1958, lors du regroupement des villages de la commune par l’administration coloniale française&nbsp; dans le
    «&nbsp;camp de la plaine&nbsp;» (village Bouassem), cinq fontaines ont été aménagés pour réquisitionner les surplus de cette source afin d’alimenter ce village.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">«&nbsp;De tous temps, cette source a été victime d’engorgements. Normalement, le lieu de captage de l’eau doit être situé juste en
    dessous de celui appelé «&nbsp;d’émergence&nbsp;»&nbsp; et se déverse dans un autre endroit (exutoire)&nbsp; qui doit être à la limite du bas de ce captage. Cela permet à cette source de respirer
    convenablement et d’éviter ainsi tout risque d’engorgement.&nbsp; Malheureusement, depuis 1962, c’est tout le contraire qui a été mis en œuvre pour gérer les sources en Algérie. J’ai du mal à
    comprendre pourquoi d’ailleurs….&nbsp;» déplore ainsi mon interlocuteur avisé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Pourtant, rappelons-le, la gestion d’une source est un jeu d’enfant pour quiconque, comme Mohamed, dispose d’un esprit logique ainsi
    que d’une sincère volonté de bien faire les choses… Quand je l’interroge sur sa formation en la matière, il me répond que son expérience&nbsp; dans l’industrie&nbsp; ainsi que sa grande curiosité
    ont suffit à l’aiguiller vers les meilleurs procédés à appliquer. Bien entendu, en toute modestie, il déplore le fait qu’aucun expert dans ce domaine&nbsp; n’ait&nbsp; daigné lui apporter une
    aide qu’il sait nécessaire pour être vraiment aux normes. C’est d’ailleurs, selon lui,&nbsp; notamment à cause cela que cette source tari un mois sur douze. Cependant, il est convaincu que, avec
    les modifications qui ont été apporté à cette dernière, elle ne tarira plus jamais. Mais, malgré cette carence, les résultats sont là, preuve incontestable que rien n’est impossible pour qui a
    vraiment la volonté d’agir pour améliorer son quotidien….&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">«&nbsp;Cette région est riche en eau, il faudrait la préserver absolument et cela de manière systémique. Si les environs ne
    sont&nbsp; pas protégés de la pollution ainsi que de l’activité anthropique, j’ai bien peur que tous ces efforts ne soient pas suffisants. Il faut aussi que certains propriétaires encore peu
    coopératifs soient incités à mettre leur terrain à la disposition de ceux qui veulent exploiter les immenses ressources hydriques&nbsp; de même qu’il est vital d’interdire toute implantation
    industrielle aux abords des cours d’eau de la région&nbsp; &nbsp;» conclue à ce propos Mr Djazaïri qui m’explique aussi que cette eau provient du mont Oufnen dont les anciens ont toujours assuré
    qu’il regorgeait de ce liquide si précieux pour la vie…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">«&nbsp;A présent, nous avons besoin d’un engin pour aménager le chemin&nbsp; qui mène à la source et le goudronner afin de le rendre
    plus accessible. Mais, les autorités tardent à répondre à notre doléance&nbsp;», m’informe Mohamed. Espérons qu’il n’aura pas trop à attendre…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong>Ifri, un lieu ancestral de détente, un site idéal pour l’élaboration d’un projet écotouristique.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x202/3/34/84/88/Photos-des-articles/Naciria/Entree-de-la-grotte-Ifri.-Tedjani-2012.JPG" alt="Entrée de la grotte Ifri. Tedjani 2012" height="202" class=
    "CtreTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">On a coutume de dire que le meilleur se fait toujours attendre. Après avoir visité la source Tala Hlal, mes guides m’invitent à
    visiter la grotte Ifri qui se situe un peu au dessus de cette dernière. Pour ce faire, nous empruntons un chemin un peu escarpé, mais, même si j’ai toujours un peu d’appréhension quand il s’agit
    de m’aventurer, mon appareil photo à la main,&nbsp; dans ce genre d’entreprise, d’autant que cette grotte se trouve à l’embouchure d’un petit torrent, ce qui rend le sol un peu glissant, je ne
    suis pas déçu par le spectacle qui s’offre à mes yeux. Cette grotte est un tunnel d’environ 50m qui relie les deux versants d’une colline. . C’est est un vrai havre de paix qui, malheureusement a
    l’air un peu à l’abandon.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Pourtant, jadis, c’était un lieu de détente incontournable, surtout en période estivale, au regard de la grande fraicheur qui émane
    de cet endroit.&nbsp; Après une dure journée de labeur, toute la communauté venait se retrouver ici dans ce cadre idyllique. Le décor environnant&nbsp; possède un charme incontestable, de même
    que le ruissellement de l’eau mêlé au chant des oiseaux apporte une touche très poétique et apaisante aux lieux. Le site est surplombé par une butte verdoyante sur laquelle une ancienne
    habitation en pierre a été construite&nbsp;; à présent elle est abandonnée. Tout de suite, je fais remarquer à mes hôtes que cet endroit pourrait devenir une aire de repos très attrayante. Ces
    derniers me répondent qu’ils ont effectivement pour projet de la restaurer à cet effet.&nbsp; Une fois de plus, Mr Djazaïri insiste sur la nécessité de recréer des endroits favorisant la
    rencontre entre les jeunes et les adultes de la commune. Pour lui, c’est une tradition qui s’est malheureusement perdue, ce qui a eu pour conséquence une mauvaise influence sur l’éducation des
    générations actuelles. Dès le début de son projet,&nbsp; il a ambitionné de remédier à cela en se servant des fontaines ainsi que de tels endroits pour ressusciter cette tendance chez ses
    congénères. Il a d’ailleurs amené ses enfants pour nous accompagner lors de cette visite comme il le fait à chaque fois qu’il se rend ici. Ce projet visant à assurer une certaine autonomie en eau
    potable de sa région a donc une portée sociale qui n’est pas moins importante. Veiller au bien fondé de l’environnement, ce n’est pas seulement protéger la nature d’un lieu, mais bien s’impliquer
    dans l’épanouissement de toute la société qui l’occupe…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;«&nbsp;Aujourd’hui, ce lieu est devenu à certaines heures,&nbsp; un endroit malfamé où il se passe des choses peu
    recommandables alors que jadis c’était un endroit réservé aux familles …&nbsp;» déplore-t-il avec un peu de nostalgie. Pour lui, sans le soutien des autorités, ainsi qu’une prise de conscience de
    la part de tous les habitants de Naciria cette grotte ne retrouvera jamais de sa superbe. Il insiste sur le fait que les choses ne changeront pas seulement sous l’initiative de quelques
    personnes, même si les résultats qu’il a obtenu semblent démentir quelque peu ce triste constat.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Puis, il me montre les vestiges d’un ancien moulin à eau qu’un certain Si Slimane avait conçu avec beaucoup d’ingéniosité.
    «&nbsp;J’ai fait des pieds et des mains tenter de récupérer&nbsp; les meules de ce moulin, mais en vain…&nbsp;», Mohamed Djazaïri aimerait tellement remettre ce dernier en état de marche. En
    1956, ce moulin était déjà opérationnel.&nbsp; «&nbsp;Mon frère me racontait qu’à cette époque il avait acheté un sac de semoule produit par ce moulin. Malheureusement, depuis, personne ne semble
    s’intéresser à ce genre d’endroit. J’aurais tellement voulu le reconstruire à l’identique&nbsp;»&nbsp; me raconte Mohamed.&nbsp; Je lui dis que l’on pourrait se servir de l’énergie générée par ce
    moulin&nbsp; pour assurer l’éclairage des lieux ainsi que celui du chemin qui mène à la source ainsi qu’aux fontaines.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">Younes,&nbsp;&nbsp; m’informe qu’une association de Bechar est venu pour les aider à déblayer les débris de ce moulin et&nbsp; que
    ces membres ont participé aux travaux réalisés&nbsp; pour&nbsp; doter le site d’escaliers. Il m’assure que,&nbsp; cette année, ils reviendront pour achever le travail, permettant ainsi aux
    visiteurs de se rendre sur les lieux sans la moindre difficulté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;"Les responsables&nbsp; compétents&nbsp;ainsi que le&nbsp;&nbsp;Ministère du tourisme&nbsp; doivent inscrire le projet au
    programmes de DET. Le site peut abriteR un grand jardin intelligemment amenagé pour un brassage adulte-enfant ou le transport sera assuré&nbsp; par des chevaux de trait.Le site peut aussi avoir
    une extention sur 25 a 30 hectares avec le statut de réserve naturelle&nbsp;afin de &nbsp;redonner le temps et les conditions&nbsp; idéales à la faune ainsi que la flore pour se reproduire ..."
    Conclue Mohamed.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong>Conclusion</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;"><strong><img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/34/84/88/Photos-des-articles/Naciria/Torrent.-Tedjani-2012.JPG"
    alt="Torrent. Tedjani 2012" height="200" style="margin: 0px auto; display: block; border: #000 0px solid;" title="null" class="CtreTexte"></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">L’Algérie est un pays qui est à présent en stress hydrique, c'est-à-dire que l’eau commence à faire sérieusement défaut au point
    qu’ici un litre de ce liquide est plus cher qu’un litre d’essence. C’est pour cela que toute entreprise visant à préserver notre capital en ressources hydrauliques est à considérer comme un acte
    civique de la plus haute importance. Dans un pays où l’on gaspille cette précieuse ressource sans se soucier du lendemain, il faudrait des milliers de Mohamed Djazaïri pour veiller à ce que les
    générations futures ne vivent pas dans le manque de cette eau sans laquelle rien n’est possible. Durant notre entretien, cet homme remarquable, assisté par des gens tous aussi formidables, n’a eu
    de cesse de m’affirmer qu’il ne faisait pas tout cela pour lui ou bien&nbsp; pour les autres adultes de sa communauté, mais surtout par devoir pour les enfants de Naciria qui seront les citoyens
    et les citoyennes de demain. Loin des grandes conférences, des campagnes médiatiques , de la cosmétique de certains responsables politiques ou bien encore des impostures de certains&nbsp;
    présidents d’associations démagogues et complaisants, c’est&nbsp; ici, à Naciria, près d’un petit village que la véritable histoire de l’écologie en Algérie se joue, comme d’ailleurs partout où
    j’ai rencontré de simples citoyens qui ont refusé de se résigner et espèrent de toute leur force que l’Algérie de demain sera le paradis qu’elle se doit&nbsp; d’être, pour peu qu’on la laisse
    entre les mains de gens de la trempe de Mohamed Djazaïri….</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: andale mono,times;">T.K</span>
  </p>
  <p>
    Pour voir d'autres photos, cliquez&nbsp; sur le lien: &nbsp;<a href="http://www.nouara-algerie.com/album-2058232.html"><img width="25" src="http://fdata.over-blog.net/3/34/84/88/thumbs/102557348"
    alt="Aux sources du volontariat à Naciria (wilaya de Boumerdes)" height="20"> Aux sources du volontariat à Naciria (wilaya de Boumerdes)</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 18:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">61d508bc72f71578fe1ecbdcd91b52c5</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-rencontre-aux-sources-du-volontariat-par-karim-tedjani-104183841-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Recycler les déchets c'est bien, en produire moins c'est encore mieux..." par Karim Tedjani]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-recycler-les-dechets-c-est-bien-en-produire-moins-c-est-encore-mieux-par-karim-tedjani-103765451.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;De nos jours le recyclage ainsi que la mise en valeur des déchets domestiques sont des secteurs d'activités de plus en plus mis en avant par le ministère de
    la PME et de l'Investissement en Algérie. Ils sont considérés par ce dernier comme étant porteur de créations d'emplois et donc de richesses. De nombreuses PME et micro entreprises qui
    développent ce type d'activité ont déjà été crées dans ce pays et, le gouvernement algérien a mis en place un "couloir vert" au sein de son organisme d'aide au financement de l'entreprenariat,
    l'ANSEJ, favorisant l'émergence de telles entreprises.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il faut dire que l'Algérie moderne, celle qui importe largement plus qu'elle ne produit , est une grande consommatrice de produits de consommation de masse
    provenant essentiellement de la communauté européenne au point que , ces dernières années, personne ne peut ignorer les monticules de déchets en tous genre qui ont envahis la voie publique ainsi
    que les campagnes de ce pays. Cette recrudescence a des impacts négatifs dans des domaines tels que le tourisme, la biodiversité, l'agriculture et l'élevage de même que la santé publique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En effet, combien de sites naturels, qui ont fait jadis la fierté de ce pays, ont-ils été défigurés par des tonnes de déchets jettes sans vergogne par des millions
    de consommateurs souvent ignorants des conséquences de leur incivisme quotidien? Prenons l'exemple de la zone côtière de Bejaïa qui est devenue au fil du temps une "zone sinistrée" d'un point de
    vue environnemental alors que c'est un des fleurons du tourisme algérien. A Hadjar el Dis, dans la wilaya d’Annaba, une décharge publique cause de nombreuses atteintes à la santé des riverains
    notamment à cause du fait que les déchets sont brûlés à l'air libre, diffusant dans l'atmosphère une quantité inquiétante de substances toxiques. D'ailleurs, un peu partout sur le territoire, les
    citoyens et les citoyennes de ce pays n'ont d'autre solution que de brûler leurs déchets pour éviter qu'ils ne s'accumulent sur la voie publique et ne pourrissent à l'air libre, surtout en
    période de grandes chaleurs. Mais, cela revient à passer de Charybde à Scylla puisque, répétons-le, les substances dégagées par ces feux sont très nocives pour la santé d'une population qui ne
    semble pas s'en soucier comme, d'ailleurs certains responsables politiques qui ne sanctionnent pas ce genre de procédé et, surtout ne proposent pas à leur concitoyens des solutions de rechange
    viables. Que dire des animaux sauvages qui ont été "corrompus " par la présence de décharges à l'air libre? Prenons l'exemple de celle de Ibn Ziad ou bien encore celle de Ben Badis, dans la
    wilaya de Constantine, qui sont devenus de véritables centres d'empoisonnement pour de nombreux oiseaux et mammifères dont l'aspect fait peine à voir depuis qu'ils gravitent autour de ces
    montagnes d'ordures. Ces décharges publiques ou sauvages ont une influence très néfaste sur les comportements de ces animaux qui perdent une part de leur caractère sauvage et ne jouent plus, dans
    certains cas, leur rôle dans le réseau trophique de l'écosystème dont ils font partie. A Oran, on parle de plus de 200 000 oiseaux morts à cause d'une immense décharge située dans une zone
    humide. Les animaux domestiques n'échappent d'ailleurs pas à ce fléau; dans ma région de cœur, Guerbes (wilaya de Skikda), mes amis éleveurs constatent régulièrement que l'estomac des bêtes
    malades qui meurent de plus en plus souvent, est infesté de sacs plastiques. Les liquides produits par la putréfaction des déchets sont souvent peu traités et s'infiltrent dans le sol au risque
    de contaminer de nombreuses nappes phréatiques souterraines, ce qui est met, à long terme, en péril l'intégrité des sols et donc menace l'agriculture. La mauvaise gestion du problème des déchets
    a des répercutions sur la santé publique de manière directe et indirecte qu'il serait mal approprié de nier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Tous ces dégâts collatéraux ont un coût pour l'économie nationale et entravent le développement vertueux d'un pays qui est censé être un des leaders africain en
    matière d'environnement, ne serait-ce qu'au regard des nombreuses conventions internationales que ces dirigeants ont signé depuis la fin des années soixante-dix ainsi que l'impressionnant
    "arsenal" juridique dont dispose cette jeune nation pour veiller à l'intégrité de son environnement. Bref, comment ne pas se féliciter de toutes les initiatives prises par la société civile ainsi
    que les organismes étatiques afin d'endiguer ce fléau et, notamment le développement du recyclage et de la mise en valeur des déchets domestiques?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il serait cependant aussi judicieux de considérer comme des options pertinentes, la diminution des emballages, la taxation effective (car si elle existe légalement,
    elle est peu appliquée dans la réalité) des entreprises qui persistent à emballer leurs produits avec des matériaux non biodégradables et, surtout à diminuer la quantité de ces derniers dans
    leurs packaging. Ne dit-on pas qu'il faut toujours soigner le mal à sa source?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">De nombreuses technologies ont été développées dans le secteur de l'emballage et, elles tardent à être utilisées par les industriels algériens et étrangers qui, il
    faut le reconnaitre, devront ainsi investir beaucoup d'argent pour que ces éco emballages deviennent la norme pour conditionner les produits qu'ils vendent à une société algérienne qui est une
    des plus grandes consommatrices d'Afrique. Le problème, c'est que pour l'instant, l'éco-emballage n'est pas un critère de choix pour les consommateurs et consommatrices algériens qui ne sont pas
    assez sensibilisés à ce propos.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Plus efficace parfois que la pénalisation, l'incitation fiscale doit être encore plus développée afin que les sociétés qui choisissent ou choisiront l'option
    salutaire de la diminution ainsi que celle de la mutation "verte" de leur emballages soient encouragées. Les consommateurs eux aussi doivent reprendre de bonnes vieilles habitudes comme celles du
    panier de commissions et refuser les sacs plastiques que les commerçants leur proposent souvent inutilement. Enfin, beaucoup d'associations de consommateurs se plaignent du manque de sérieux de
    la campagne mise en place contre les sacs plastiques noirs. Souvent ils sont remplacés par l'utilisation de sacs de couleurs qui ne sont pas moins ou très peu toxiques et bio dégradables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les bouteilles en verre consignées doivent redevenir la norme en Algérie, cela limiterait sérieusement la quantité astronomique de bouteilles en plastiques qui ont
    envahi nos plages, nos plaines, nos montagnes, nos dunes, nos oueds et nos si fragiles forêts et mettront des siècles à se désagréger.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Enfin, la vente en vrac de produits tels que les pâtes, le riz, le café, la farine etc...Doivent être remis au goût du jour en permettant au consommateur qui amène
    ses propres contenants de faire de sérieuses économies. C'est souvent au portefeuille du consommateur qu'il faut s'adresser s'il on veut vraiment se faire entendre et donc obtenir des résultats.
    La mutation "verte" des emballages, la gestion des consignes, sont elles aussi sources d'emplois et de formations durables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous l'avons évoqué précédemment, la prolifération des déchets en Algérie menace de nombreux secteurs d'activités qui risquent d'être vitaux pour l'économie d'une
    Algérie post-pétrolière qui se profile dans un avenir qui n'est pas si lointain. En effet, comment développer le tourisme quand nos paysages sont défigurés par des monticules d'ordures? Comment
    assurer notre nécessaire indépendance alimentaire quand l'Agriculture et l'Elevage pâtissent régulièrement de la présence de décharges publiques et sauvages?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">J'aimerais aussi évoquer le fait que certaines micro entreprises de collecte des déchets domestiques, comme à Oued Znati (wilaya de Guelma) n'hésitent pas à
    solliciter de jeunes enfants pour récupérer des déchets sans se soucier des risques sanitaires qu'encourent ces gamins et ces gamines moyennant un peu d'argent de poche....</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Le recyclage et la mise en valeur des déchets en Algérie sont certes des solutions inévitables, mais, et je suis persuadé de n'être pas le seul à penser ainsi
    dans ce pays, elles doivent être considérées comme transitoires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La diminution des déchets domestiques non biodégradables est sans l'ombre d'un doute la manière la plus vertueuse et logique de régler le problème de leur
    prolifération. Pour ce qui est des déchets industriels et médicaux, le sujet est beaucoup plus complexe et ardu à traiter, je n'ai pas voulu l'évoquer pour l'instant car je pense qu'il nécessite
    une étude beaucoup plus approfondie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ajoutons que dans la tradition algérienne, celle des anciens, la médecine était basée sur de nombreux remèdes consommés quotidiennement non pour se guérir d'une
    maladie, mais pour éviter qu'elle n'apparaisse un jour. Je pense que c'est une des clefs du problème des déchets en Algérie qui ne doit pas se limiter à faire appel aux étrangers qui leur
    proposent des solutions à un problème dont ils sont largement responsables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pourquoi un même produit vendu en Europe avec un éco-emballage n'est-il pas ainsi conditionné en Algérie? Si c'est une question de coût, cela reviendrait à dire que
    la santé des algériens n'a pas la même valeur que celle de leurs voisins résidents outre-mer...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">K.T</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Apr 2012 18:34:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5fb6367b95e18776931cc25d6b089aa6</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-recycler-les-dechets-c-est-bien-en-produire-moins-c-est-encore-mieux-par-karim-tedjani-103765451-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ecologie en Algérie: "Les choses avancent, les mentalités évoluent, mais il reste encore beaucoup à faire ..." par Karim Tedjani]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-ecologie-en-algerie-les-choses-avancent-les-mentalites-evoluent-mais-il-reste-encore-beaucoup-a-103099753.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">Il y a de cela deux ans, j'avais publié sur ce portail un article intitulé "</span> <span style=
    "font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">Ecologie</span> <span style="font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">en</span> <span style=
    "font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">Algérie</span><span style="font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">: un constat sévère néanmoins teinté d'espoir"
    dans lequel je faisais un état des lieux de la situation environnementale en</span> <span style="font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">Algérie</span><span style=
    "font-family: Calibri; font-size: 11pt; line-height: 115%;">qui était loin d'être reluisant mais qui n'était pas non plus, comme son titre l'indiquait, dénué d'espoir.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Depuis, beaucoup de choses ont changés et, même si il reste
    encore beaucoup de travail pour que l'Algérie redevienne ce paradis naturel qu'elle a été pendant de nombreux siècles, mes espoirs pour un changement positif n'ont pas été totalement démentis par
    l'actualité environnementale de mon pays d'origine.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">En effet, loin de s'être découragés par l'ampleur de la
    pollution ainsi que celle des nombreuses atteintes à l'intégrité environnementale de leur pays,&nbsp;&nbsp; les initiatives prises par la sphère des associations écologiques issus de la&nbsp;
    société civile algérienne&nbsp; ne se sont pas étiolées; bien au contraire, elles se sont multipliées de même que de nombreux mouvements "verts" au sein de la jeunesse&nbsp; ont vu le jour depuis
    la publication de l'article en question. Partout sur le territoire, des citoyens et des citoyennes algériens s'organisent, sensibilisent la société algérienne à travers des actions de plus en
    plus structurées. 300 000 emplois liés à l'environnement&nbsp; ont été répertoriés en Algérie par le programme Deved algérien. Même si ce chiffre me parait quelque peu galvaudé, il est indéniable
    que, par exemple,&nbsp; de nombreuses sociétés de collectes ainsi que de mise en valeur&nbsp; des déchets&nbsp; domestique ont vu le jour ces derniers temps à travers tout le
    territoire.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Au sein de la société civile, les mentalités ont sensiblement
    évoluées. "El Bia", l'écologie en arabe, n'est plus un vague concept pour de nombreux algériens et algériennes. J'ai eu maintes fois l'occasion de constater, lors de mes voyages à travers
    l'Algérie des comportements qui confirment cette affirmation.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Par exemple, il y a de cela quelques jours, alors que je prenais
    quelques photos dans le parc de Ben Haknoun, dans la région d'Alger, j'ai surpris un jeune homme interpellant sa compagne qui allait jeter une bouteille en plastique vide sur la voie publique en
    lui lançant "moi je suis pour l'écologie! Ne jettes pas tes déchets n'importe où...". Dans le&nbsp; quartier où je réside quand je viens en Algérie, à Boudouaou (wilaya de Boumerdes), les
    habitants se sont organisés pour planter des arbres et des fleurs sur la voie publique. Ces exemples pourraient paraître anecdotiques pour qui ne connait pas la mentalité qui prévalait jusque là
    parmi une&nbsp; population devenue, au fil des décennie, très individualiste, mais pour les autres qui, comme moi, s'intéressent de près à la Nature (au sens figuré) des algériens, ce sont de
    belles petites victoires qui laissent à présager que tout n'est pas perdu. Partout en Algérie, des panneaux incitants à plus de civisme en ce qui concerne le respect de l'environnement ont été
    disposés ça et là , ce qui laisse à penser que la société algérienne commence à intégrer l'écologie ainsi que les éco gestes dans leur quotidien.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Le gouvernement algérien, disposant depuis longtemps d'un
    arsenal de lois dédiées à la préservation de l'environnement, semble s'être&nbsp; enfin engagé depuis dans une politique d'actions et d'incitations&nbsp; qui n'est plus&nbsp; à considérer comme
    une simple cosmétique démagogique. Lors d'une récente conférence sur l'économie verte, à laquelle j'ai eu l'honneur d'être invité, le ministère de la PME a rappelé qu'il existe aujourd'hui un
    "couloir vert" visant à favoriser le financement des entreprises moyennes et des micro entreprises qui ont choisit de s'investir dans des secteur tels que le recyclage des déchets ou bien encore
    le développement des énergies renouvelables. On parle même de la création de 1,4 emplois en corrélation avec l'environnement&nbsp; qui seront crées d'ici 2025 si l'Algérie se décide vraiment à
    s'impliquer dans une mutation verte et&nbsp; salutaire de son économie qui n'a, jusque là pas sût s'extirper d'un cercle peu vertueux: celui de la rente pétrolière et gazière.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Même si elles n'ont pas totalement disparus, les décharges
    sauvages sont moins apparentes de même que j'ai pu constater une nette diminution des déchets sur la voie publique dans de nombreuses wilayas.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Bien entendu, ce serait une véritable imposture, ou&nbsp; bien
    encore&nbsp; se voiler la face que de se satisfaire&nbsp; de ce constat qui a , je l'admet , des allures un peu idylliques face à tout ce qui reste à changer pour qu'il soit vraiment possible de
    parler d'un vrai changement écologique dans une&nbsp; Algérie qui gaspille à tort et à travers son eau, alors qu'elle est en plein stress hydrique, qui tarde à faire évoluer son parc automobile
    vers des modèles moins "pétrolivores" alors qu'elle pourrait limiter d'au moins 10 pour cent sa consommation énergétique et qui , selon les affirmations du professeur Chittour vit "à crédit"
    depuis le mois d'août dernier, sous entendant ainsi que la périlleuse inflation qui existe entre sa consommation&nbsp; et sa production énergétiques. Les changement climatiques qui s'opèrent à
    travers tout le globe accentuent la désertification ainsi que la disparition d'une&nbsp; biodiversité jusque là si luxuriante. Même si l'on parle régulièrement des énormes potentiels photo
    voltaïques de ce pays disposant d'un meilleur taux d'ensoleillement au monde, d'ici 2030, il est peu probable que les énergies renouvelables occupent une place prépondérante dans son&nbsp;
    système énergétique. Le spectre d'une exploitation des importants gisements de gaz de schiste récemment découverts sur le territoire algérien plane sur les faibles réserves d'eau du pays et
    menacent de fragiliser la couche terrestre à cause des forages horizontaux nécessaires pour extraire cette ressource.&nbsp; Que dire du manque flagrant de contrôle des paysans qui utilisent de
    nombreux pesticides qu'ils se procurent via des réseaux alternatifs et cela&nbsp; sans aucune formation sur les risques qu'ils font non seulement encourir aux consommateurs, mais aussi à leur
    propre santé. D'autant&nbsp; que certains de ces pesticides sont déjà interdits en Europe qui est pourtant la principale pour-voyeuse des ces produits hautement toxiques...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10.0pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #000C;">Cependant, malgré cette énumération qui est&nbsp;
    malheureusement loin d'être exhaustive, il m'a semblé important de parler des progrès que l'Algérie a fait pour que les choses évoluent de positive et d'encourager les nombreuses mesures qui ont
    été prises par toute la société algérienne dans un pays où l'enthousiasme n'est pas une des principale ressource humaine. Je tiens ainsi à rendre une fois de plus hommage&nbsp; à tous ceux et
    celles comme Mr Mohamed Djazaîri, simple citoyen à la retraite qui lutte pour préserver la source de son village de la wilaya de Boumerdès, de Mr Ali Boutamina qui parcoure de long en large les
    versants du mont Zouawi à Ibn Ziad ( Constantine) pour&nbsp; établir une banque de données exhaustive de la faune et de la flore de sa région, de Mr Karim Kerrache qui veille avec les membres de
    son association sur les cèdres de l'Atlas de la forêt de Takkouchte dans la wilaya de Bejaia ou bien encore de Mme Baba Ahmed&nbsp; qui a crée des fermes d'accueil dans la région d'Oran et fait
    la promotion de la femme rurale algérienne et bien entendu Mr Mohamed Tabbouche président de l'association Bariq 21 qui active à Skikda pour la promotion des énergies renouvelables dans cette
    wilaya. La sphère écologique algérienne regorgent de tant de ces trésors de bonne volonté et cela bien au delà des frontières du pays, je tiens à saluer au passage les initiatives de Nathalie
    Naïmi, citoyenne française d'origine algérienne qui s'est investit corps et âme pour que les espaces verts soient plus présents dans ce pays.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Apr 2012 14:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dc5bd3f41881a69a04f5ba7438647145</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-ecologie-en-algerie-les-choses-avancent-les-mentalites-evoluent-mais-il-reste-encore-beaucoup-a-103099753-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Les sources d'energies les plus utilisées dans le monde sont-elles vraiment les moins chères à exploiter?" par Karim Tedjani]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-les-sources-d-energies-les-plus-utilsees-dans-le-monde-sont-elles-vraiment-les-moins-chers-a-exp-102151244.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Un des&nbsp; arguments&nbsp; récurents des partisans&nbsp; du "tout gaz-pétrole ", qui sont d'ailleurs&nbsp; les principales sources
    d'énergies exploitées sur la planète,&nbsp; est que le coût de ces dernières&nbsp;&nbsp;&nbsp;s'avère &nbsp;très inférieur&nbsp;à celui des énergies dites "renouvelables" ou "propres". Il en va
    de même du nucléaire, à en croire&nbsp; les spécialistes revendiquant l'intérêt financier&nbsp; pour un pays, comme la France, leader mondial dans le domaine, de persister dans l'utilisation de
    cette technologie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Si l'on se contente de considérer le prix de production ainsi que de distribution&nbsp; de ces ressources énergétiques, il est clair que c'est
    un fait qu'il est difficile de récuser pour l'instant; ce qui, au fond, condamne les énergies renouvelables telles que le&nbsp; photo-voltaïque, l'éolien ainsi que&nbsp; les carburants et
    les&nbsp; gaz bios&nbsp; à un rôle anecdotique dans le système énergétique de bien des pays de notre si belle planète.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Il y a bien des cas isolés, comme le Brésil, qui revendique, notamment sur le site institutionnel "About Sugar Canne" l'utilisation de
    l'éthanol, appelé aussi "pétrole vert", comme étant son principal moyen d'atteindre une salutaire autonomie énergétique. Mais, il faudrait consacrer un article entier afin de discuter sur, non
    seulement la légitimité de considérer cette ressource&nbsp; comme une "énergie renouvelable" mais aussi, sur la pertinence de la qualifier de totalement "non polluante". En effet, quand on sait
    l'appauvrissement des terres cultivables que génère la mono-culture industrielle de la canne à sucre (comme toutes les monocultures d'ailleurs) ainsi que les périls que fait encourir cette
    exploitation massive&nbsp; sur le patrimoine forestier ainsi que la surface de&nbsp; terre arables d'un pays, il est justifiable d'en douter et de vouloir étudier plus en profondeur ce sujet
    avant d'attribuer à ce type d'énergie les qualificatifs de "propre" et de renouvelable.<br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Car, à mon humble avis, il faut appréhender le problème des énergies, ainsi que de leur prix de revient d'une façon plus systémique que ne
    l'abordent souvent&nbsp; beaucoup&nbsp; de leurs partisans.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">En effet, si le pétrole, le gaz et le nucléaire&nbsp; sont les sources d'énergies&nbsp; les moins coûteuses, au regard&nbsp; des moyens qu'il
    faut mettre en oeuvre pour exploiter ces ressources, il serait bien imprudent de ne pas se pencher sur les "frais annexes" ainsi que les dégâts collatéraux&nbsp; qu'il faut indexer à
    l'exploitation de ce type d'énergie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Prenons, dans un premier temps, le cas de celle du&nbsp; pétrole&nbsp; qui est&nbsp; considérée comme la moins coûteuse et,
    &nbsp;faisant&nbsp; ainsi de cette énergie fossile&nbsp; la pierre angulaire de tout le système énergétique mondial. C'est justement ce fait avéré qui génère bien des tensions à travers notre
    planète car ce n'est pas une ressource infinie et disponible partout dans le monde. Nombres&nbsp; de guerres, de tensions géopolitiques ont&nbsp; pour origine des intérêts purement pétroliers.
    Combien de pays vampirisés et freinés dans leur développement , de&nbsp; villes ravagées, de vies détruites afin que les ressources pétrolières restent dans les mains d'un sinistre "happy few"
    mondial qui, au fond sont les seuls vrais bénéficiaires de cette exploitation des énergies fossiles. L'histoire secrète du pétrole n'est qu'une longue liste d'intrigues, de guerres plus ou moins
    officielles, de coup d'état foireux, de soutien des "démocraties" dirigeantes à des despotes sanguinaires soutenus par&nbsp; des élites vampiriques afin&nbsp; que le pétrole grouillant&nbsp; sous
    le sol de certains pays producteurs reste disponible au reste du Monde à un prix "peu élevé". Le pétrole n'est pas seulement une source d'énergie, mais aussi c'est aussi une source de puissance
    dont un des lourd tribu se compte en vie humaines pour peu que l'on arrête de se voiler la face.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Que dire des marées noires qui sont la conséquences du naufrage de certains super tankers pétroliers?Leurs incidences sur l'économie et les
    écosystèmes des pays dont les côtes sont victimes est considérable. Ne pas tenir compte de ce facteur serait faire preuve de malhonnêteté intellectuelle... Tout cela génère des frais qu'il faut
    directement incomber à l'exploitation du pétrole...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Enfin, doit-on occulter la prolifération des maladies respiratoires, des cancers, des maladies de la peaux qui sont directement liées à
    l'utilisation ainsi que l'exploitation de cette énergie fossile? Les agglomérations, périphériques à des infrastructures de forage et de raffinement de cette source de carburant sont les plus
    touchées. Je tiens ici à saluer le combat de l'association Bariq 21 dont le président, Mohamed Tabbouche n'a de cesse de dénoncer les impacts néfastes que subissent les habitants de la ville de
    Skikda en Algérie où se trouve un des fleurons de l'industrie pétrochimique dans notre pays, l'Algérie. Là encore, ces conséquences ont un coût non négligeable sur la santé publique des citoyens
    du Monde entier.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Il ne faut donc pas seulement faire du prix du baril la&nbsp; seule valeur référentielle pour juger du coût réel de l'exploitation du pétrole
    à l'échelle mondiale , mais bien tous ces autres facteurs que j'ai évoqué précedement, (sachant qu'il doit sûrement en exister d'autres) pour se permettre d'affirmer que c'est l'énergie la moins
    coûteuse. A moins de consider&nbsp; que la vie humaine n'est pas une une richesse; que la biodiversité n'est pas précieuse...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Il en va de même, à vrai dire pour le gaz, qu'il soit naturel, butane ou bien encore de schiste. En effet, il suffit de voir, par exemple, les
    conflits armés qui sont en relation &nbsp; avec&nbsp; l'exploitation de certains gisements ou bien aux parcours de certains oléoducs. Les accidents domestiques, les empoisonnements au monoxyde de
    carbone, la pollution de nombreux sites naturels sont autants de dégats collatéraux qui pèsent sur la vie des citoyens du monde et, là aussi, ce serait mépriser la vie humaine et le reste de la
    biodiversité que de ne pas considérer que tout cela a aussi un prix...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Le cas du nucléaire est assez similaire, il suffit de voir les énormes tensions qui apparaissent quand un pays qui ne fait&nbsp; pas partie
    des "nations bien pensantes" se décide à en faire l'exploitation; d'autant que la tentation de dévelloper les utilisations militaires de ce procédé est difficile à éluder car l'énergie nucléaire
    est aussi une source de puissance et d'indépendance internationale. De plus, le cas de la centrale&nbsp; Tchernobyl, dont l'accident a encore de nos jours des incidences sur l'environnement et la
    santé publique mondiale, de même de celui de Fujikama, dont nous ne savons pas encore à quel point il pèsera sur ces dernières, laissent à penser que, là aussi, il y a un prix à payer qui dépasse
    de loin la recherche et la technologie...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Ainsi, si ces coût n'apparaissent pas sur nos factures énergétiques domestiques, si nous avons la chance de pouvoir disposer d'energie ( du
    moins pour les pays développés et en voie de développement) à un prix pour l'instant assez raisonnable, il serait bon de s'interroger sur leur coût réel pour l'Humanité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Le caractère non renouvelable et polluant du pétrole ainsi que des gaz ou bien l'aspect périlleux du nucléaire génèrent&nbsp; des tensions et
    des impacts néfastes qui sont sources de dégâts humains et matériels qui&nbsp; ne sont pas seulement quantifiables en valeur monétaires. Il faudrait, il me semble, garder cela en tête avant de
    condamner les énergies renouvelables que nos dirigeants, à travers toute la planète tardent à développer.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Bien entendu, tout n'est pas noir ou blanc, j'ai, au début de cette article, évoqué le cas du pétrole vert pour suggérer qu'il faudrait aussi
    aborder ces énergies de façon systémique, c'est à dire de prendre en compte toutes les conséquences de leur exploitation pour en justifier l'intérêt.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;L'énergie photo voltaïque, les éoliennes ont leurs détracteurs et il serait malhonnête de ne pas tenir compte de leur doléances à ce
    sujet. A vrai dire, moi qui ne suis qu'un simple citoyen du monde, un Algérien de France dont la double culture me permet d'appréhender les choses des deux côtés de la barrière invisible "
    Nord-Sud" qui semble séparer les civilisations, je pense qu'aucune énergie n'est à développer de façon exclusive. Comme&nbsp; dans la Nature , il faut penser que la diversité est la plus grande
    source de richesse au Monde et, comme elle, régler chaque problème de façon plus locale que globale. Chaque pays, chaque ville, chaque village est un cas particulier auquel il faut apporter des
    solutions énergétiques variées et complémentaires comme le fait notre Biodiversité qui se développe en espèce et sous espèces afin de s'adapter à tous les défis que la Nature lui impose de
    relever depuis des millénaire. Les énergies qui ne sont pas renouvelables et celle qui le sont doivent se compléter, comme une agriculture variée est toujours plus efficace sur le long terme
    qu'une&nbsp; mono-culture intensive....</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Karim Tedjani pour "Nouara-algerie.com"<br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; text-align: justify; direction: ltr; unicode-bidi: embed;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Mar 2012 17:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">79f5d544c74651f17e511dd92254b5f6</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-les-sources-d-energies-les-plus-utilsees-dans-le-monde-sont-elles-vraiment-les-moins-chers-a-exp-102151244-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Des zones humides et de l'écotourisme en Algérie » par Karim Tedjani.]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-des-zones-humides-et-de-l-ecotourisme-en-algerie-par-karim-tedjani-98413808.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les zones humides ont pendant très longtemps été considérées comme des espaces sinistrés , sans grand intérêt pour l’activité humaine, &nbsp;où peuvent notamment se
    développer de nombreuses maladies nocives à l'Homme . De plus dans l’imaginaire collectif de beaucoup de pays, les marais et les marécages sont des endroits qui abritent de nombreux esprits
    malins et des créatures maléfiques. C’est dire si ces lieux ont fait l’objet, pendant des siècles, de grandes perturbations de la part de l’espèce humaine qui n’a&nbsp; su apprécier tout de suite
    les zones humides à leur juste valeur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il aura fallu attendre les années soixante-dix du siècle dernier pour qu’une convention signée à Ramsar, en Iran, reconnaisse enfin l’importance&nbsp;de même que
    &nbsp;les vertus considérables de ces sites pour l’environnement et donc pour la santé économique de nos sociétés modernes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ces valeurs ajoutées sont autant d’ordre écologique qu’économique. Les zones humides,de ce fait , sont des sites particulièrement propices à la mise en place de
    l’écotourisme, un concept qui semble être à même de favoriser cette symbiose entre l’environnement et l’économie. Cette harmonisation de ces deux domaines est &nbsp;vitale pour le bon
    fonctionnement de nos sociétés modernes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le rôle écologique principal de ces zones humides, me semble être leur grande contribution à la qualité de l’eau d'une région .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ce sont de véritables philtres biologiques et épurateurs qu’il est essentiel de préserver et d’étudier afin de pouvoir progresser dans le traitement des eaux usées
    ainsi que le stockage des eaux de pluie. L’eau étant un des principaux enjeux économiques des décennies à venir, il est appréciable de savoir que l’Algérie compte parmi les plus importantes zones
    humides du Maghreb, de même qu’il est assez aisé d’en conclure que ce pays a tout intérêt à préserver ce patrimoine précieux pour les générations futures qui auront un grand besoin d’eau potable.
    D’autant que ces sites naturels sont aussi de véritables obstacles à la prolifération d’inondations qui, une fois de plus, peuvent avoir des influences très néfastes sur l’économie d’une région
    et donc , par extension, d'un pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Par ce que ce sont des écosystèmes très complexes dont la pérennité est assujettie à des conditions géo-climatiques bien particulières, ces zones humides abritent
    une biodiversité d’une rare variété et souvent d’un taux d’endémisme très important. Dans ces espaces naturels d’exception de nombreuses espèces végétales et animales cohabitent, qu’elles soient
    hydrophiles ou terrestres, vertébrées ou non, des organismes microscopiques ou des insectes. Mais, il y a surtout les oiseaux migrateurs qui font de ces zones humides leur havre de paix . Celles
    situées en Algérie sont des étapes incontournables pour la migration de nombres d’espèces aviares dont un grand nombre sont soit protégées, soit en grand danger d'extinction .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La valeur ajoutée en biodiversité de ces zones humides est donc très importante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Cette biodiversité joue de nombreux rôles essentiels dans le fonctionnement des écosystèmes locaux et environnants. Or, maintenant, seuls les imbéciles ne savent
    pas que la biodiversité est source de toute richesse. N’oublions pas que même le pétrole, si précieux à nos yeux, est un vestige de la biodiversité passée. Là où il y a de la biodiversité qui se
    développe, il y&nbsp; a de la richesse à mettre en valeur et les zones humides en regorgent pour peu que l’on ne perturbe pas trop leur intégrité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les conditions d’étude de cette faune et de cette flore, dans une zone humide bien préservée, sont souvent idéales pour les chercheurs du monde entier. De nombreux
    étudiants pourraient aussi découvrir cette faune ainsi que cette flore, &nbsp;notamment grâce à des ateliers parrainés par de grands chercheurs algériens et étrangers. Pour les simples amoureux
    de la nature, elles offrent une grande diversité de spécimens à découvrir et&nbsp; de magnifiques promenades à réaliser à pied, à cheval ou à bord d’une embarcation. Pour les peintres, les
    photographes, de tels lieux sont de formidables sources d’inspiration et offrent de nombreuses occasions de faire d’agréables rencontres naturelles. La grande quantité et variété d’oiseaux
    présent sur ces sites, ainsi que le fait que beaucoup ont choisi ces zones humides comme escale lors de leur migrations, et ce particulièrement en Algérie, laisse facilement envisager à quel
    point leur rôle biologique a un rayonnement qui dépasse de loin les frontières de notre magnifique pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il y aussi tous les artisanats liés aux zones humides, dont la vannerie est emblématique ainsi que la fabrication de gourbis en « dis » ou en terre qui pourraient
    être remis au goût du jour , quand on sait leur propriétés isolantes très intéressantes, le faible coût de leur construction et bien entendu leur faible impacts sur la nature environnante. A
    l’heure où l’habitat écologique devient non plus juste un effet de mode, mais bien une nécessité, il serait bon de profiter des savoirs faires endémiques à notre tradition ancestrale. Je suis
    personnellement un grand partisan de développer la particularité algérienne, la Nature physique, morale et spirituelle de l’Algérie, pour régler les problèmes écologiques qui sévissent sur ce
    territoire. Sans se fermer aux compétences des autres, il me parait bon de voir ce que notre matrice culturelle nous offre déjà comme alternatives afin de préserver l’environnement de notre
    pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les zones humides jouent aussi un rôle régulateur au niveau climatique et permettent dans les régions où elles se trouvent de créer des microclimats très
    particuliers. Or là aussi, on sait que le climat et l’économie sont intiment liés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Cependant, si ces espaces naturels sont si précieux, ils n’en demeurent pas moins fragiles et vulnérables face à l’activité humaine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">L'Algérie habrite 1 451 zones humides dont 762 naturelles et 689 artificielles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le Lac Tonga, situé dans la wilaya d’El Tarf, ainsi que le complexe humide de Guerbes Sandhadja, comptabilisent chacun cinq des huit critères établis par la
    convention de Ramsar ce qui est assez remarquable au niveau de l’Afrique septentrionale. D’autres sites comme celui de l’île de Rachgoune, dans le chef lieu de la wilaya d’Ain Temouchent sont de
    sérieux candidats pour figurer dans la prestigieuse liste de cette convention internationale. C’est dire si les zones humides doivent être préservées dans ce pays, répéterons le, non seulement
    pour la santé de l’environnement mais aussi pour celle de l’économie de la jeune Algérie moderne. Si l'île de Rachgoune sera apparemment le théâtre d'un projet très ambitieux allant dans ce sens,
    si le Lac Tonga est aménagé . S'il faut se féliciter des avancées en la matières ainsi que des efforts affichés pour préserver nos zones humides, le complexe de zones de Guerbes Sandhadja, un des
    plus important d'Afrique méditérranéenne , lui , est presque à l'abandon et laissé en pâture à certaines exploitations qui nuisent à ce paradis de la biodiversité. J'en profite pour solliciter
    l'aide de toutes les bonnes volontés afin que cela cesse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">En France, prés des deux tiers de ces zones ont disparues alors que, la Camargue, zone humide située sur son territoire, est un des sites touristique parmi les plus
    prestigieux et attractif de l’Hexagone. Sûrement à cause de cela, et bien entendu pour d’autres raisons plus scientifiques, les mentalités semblent avoir évolué dans ce pays et, ces zones humides
    sont de moins en moins perçues comme « improductives » pour la société. Dans ce pays voisin, de nombreux projets de rénovation ainsi que de mise en valeur de ses zones humides ont été et seront
    mis en place au regard de leur importance sur l’économie locale. Ce phénomène est d’ailleurs international et, cette journée mondiale des zones humides est là pour en témoigner…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">En Algérie, bien que de nombreux textes veillent à la préservation de cette manne biologique, les résultats de cette campagne de protection tardent cependant
    émerger alors que la situation de certains sites ne cesse de se dégrader.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il faut dire que, pour mettre en place une telle politique, il est essentiel d’instaurer au sein de la société algérienne une culture de l’environnement ainsi que
    de mettre en avant, auprès des habitants proches de ses zones, des activités sources d’emplois et des perspectives de développement social. C’est en les rendant plus attractives et plus rentables
    que nous arriverons à convaincre la société algérienne de l’importance de préserver de tels lieux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">L’écotourisme est une des solutions pour atteindre cet objectif parce que cette forme d’activité économique intègre avec le plus grand soin la notion
    d’environnement dans le développement de la société moderne et participe de façon très efficace à sensibiliser les touristes ainsi que les habitants locaux aux concepts de l’écologie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Dans ces zones humides, il est possible de créer de fabuleux parcours de randonnées, à pied, à cheval, à dos d’âne et même parfois à vélo. Grâce aux procédés de
    construction que j’ai évoqués , il est aussi possible de créer des structures d’accueil peu contraignantes pour l’intégrité physique de ces zones humides. Ainsi de simples visiteurs, des
    chercheurs, des groupes scolaires pourraient visiter ces sites dans des conditions viables pour eux ainsi que pour la santé des écosystèmes de ces zones humides. De nombreux artisanats pourraient
    voire leur développement remis au goût du jour grâce à l’intérêt qu’ils pourraient susciter chez les visiteurs. La pêche de loisir ainsi que la chasse raisonnée sont aussi des activités qui
    pourraient se développer dans ces espaces naturels et générer de nombreuses vocations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">De nombreuses zones humides sont voisines avec des sites archéologiques dont l'Algérie est jallonnée de toutes parts. Des visites pédagogiques ainsi que des lieux
    d'accueil pour les archéologues pourraient aussi permettre de créer des emplois ainsi que des vocations parmi les locaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Bien entendu, ce doit être dans un premier temps un écotourisme local qu’il faudrait mettre en place car il faut d’abord insuffler cette conception au sein de notre
    société et éviter au maximum que l’Algérie devienne un jour un pays de tourisme de masse. Les algériens et les algériennes aiment se retrouver dans la Nature, les événements de la décennie noire
    ont largement contribué à éloigner la population algérienne de cette forme de villégiature. Le rôle de sites écotouristique doit être en autre de recréer ce lien sacré entre un peuple et sa
    Nature.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Notre pays a les moyens pour l’instant de ne pas dépendre du tourisme de masse au regard des rentes pétrolières qui soutiennent son économie. Or, tous les acteurs
    de l’écotourisme à travers le monde vous le diront, c’est un concept qui a besoin de temps pour être distillé au sein d’une société. L’Algérie, là encore, dispose d’un atout important pour être
    un pays où le tourisme serait qualitatif et non quantitatif. Nous avons les moyens de choisir nos touristes. Quand l’écotourisme aura créé suffisamment de vocations, d’emplois à l’intérieur et ,
    qu’une vraie culture nationale de ce marché très porteur aura vu le jour à l’intérieur de nos frontières, il sera alors bon d’exporter ce savoir faire et de s’ouvrir au tourisme
    international.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">N’oublions pas que la diaspora algérienne, habituée à ce genre de tourisme, pourrait être dans un second temps une cible idéale afin de non seulement « roder »
    cette activité, mais aussi de profiter des nombreuses expériences que certains ont acquis à l’étranger et qui pourraient nous être utiles. Je suis persuadé que ce sont les enfants d’« immigrés »
    de ma génération qui amèneront les touristes étrangers à visiter notre territoire pour peu qu’ils soient eux même convaincus que leur pays d’origine est capable de relever un tel défi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">D’ailleurs nombre d’entre eux me font part de leur envie de découvrir leur Algérie d'origine dans un cadre autre que celui de leur famille et de leur région
    d’origine. Les structures d'accueil, en zone naturelle sont trop peu éfficientes pour répondre à cette demande croissante. Ces touristes algériens ont le même pouvoir d'achat que la pluspart des
    européens, mais aussi les même exigences. L'Algérie se doit veiller à ce que les jeunes fils et filles d'immigrés algériens du Monde entier puisse porter en eux les valeurs sacré de leur " terre
    mère". Des séjours dans nos douars, là où se trouve la source de la Nature Algérienne lors de colonies de vacances écologiques, sera un bon moyen de leur assurer cet enseignement et créeara des
    liens amicaux entre les enfants des villes environnantes avec qui ils seront mélé lors des ces vacances en pleine nature. Je parle en connaissance de cause, si j'aime autant l'Algérie, bien que
    né en France, c'est bien parce que j'y ai passé tous les été de mon enfance et de mon adolescence dans la ferme Latreche, chez mon oncle El Hadi et sa femme Nouara à qui j'ai dédié ce portail.
    Là, le petit parisien devenait, le temps de vacances à Guerbes , un jeune berger, un cavalier, un plonguer sous marin, un explorateur. Parmi mes 10 cousins, j'ai passé des moments extraordianires
    et j'ai appris tant d'eux, qui connaissent la nature de leur pays avec tant de science empirique. Ma Tante Nouara, m'a appris les legendes et les coutumes des gens de l'Est et son mari fut
    incontestablement mon mentor en matière d'écologie. J'aimerais tellement que d'autres enfants puissent vivre de tels instants magiques qui m'ont liés pour la vie à l'Algérie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les acteurs privilégiés de cette entreprise ambitieuse, sont sans aucun doute les habitants locaux. L’Homme des campagnes et la Femme rurale algérienne sont les
    plus à même de servir de guides, de nous apprendre tant de choses sur nos traditions et d’être de formidables hôtes. Ils sont les vrais gardiens de cette Nature Algérienne qui nous tient tant à
    cœur. Ceux qui pensent qu’ils ne sont pas assez formés pour cela, oublient qu’il n’y a pas besoin de donner un diplôme à un algérien pour recevoir un invité, pour peu qu’on le laisse le faire à
    sa façon. De plus, beaucoup d’entre eux peinent vivre de cette nature qui les entoure.Il ont envie d'améliorer leur confort et prenne leur villes de plus en plus pour exemple. Ils ne savent plus,
    ou ne peuvent plus vivre de leur terre et ses environs . Cela les pousse notamment à ne plus être attentifs à sa préservation. J’aimerais, à ce propos, prendre l’exemple des cultivateurs de
    pastèque de la région Guerbes Sandhadja (wilaya de Skikda) dont le complexe de zones humides est de renommée internationale. Ils pillent l’eau d’étangs pour répondre aux énormes besoins en eau
    des variétés de pastèques hybrides qu’ils cultivent. Or, à par l’élevage et ce genre d’agriculture, ils n’ont pas trouvé mieux pour nourrir leur familles… Imaginez si demain ils pouvaient gagner
    de l’argent grâce à l’écotourisme…Ils trouveraient un intérêt économique à préserver cette nature. C'est un raisonnement simple, certes, mais qui n'est pas dénudé de raison, il me semble.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Précisons , à ce propos, que mon grand oncle, lui, avec 23 hectares, était l'homme le plus riche de sa région, qu'il cultivait des espèces locales qui ne
    demandaient pas beaucoup d'eau et peu de pesticides. Il élevait des vaches locales, des chèvres et des moutons, tout cela en harmonisant chacune de ces activités. Il existe des gens qui ont
    encore les clefs de cette philosophie, des fermes pédagogiques pourraient être des lieux idéales pour la transmission de ce savoir ancestral.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le rôle des citadins qui vivent à la périphérie de ces sites est de servir de médiateurs ainsi que de veiller à ce que les touristes ainsi que les douaris restent
    eux-mêmes tout en faisant l’effort de s’adapter l'un à l’autre. Ainsi, non seulement le lien entre nos villes et nos campagne pourrait s’en retrouver renforcé, mais nous pourrions être garant de
    séjours authentiques et naturels qui sont de nos jours de plus en plus prisés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Combien de nos jeunes diplômés au chômage parlent au moins trois langues ? Combien d’entre eux sont habitués à entrer en contact avec des étrangers, ne serait-ce
    que par le biais d’internet ou de leur voyage d’étude ? Combien d’entre eux ont le savoir suffisant pour parler de notre culture ? Beaucoup plus qu’il n’en faudrait à vrai dire….</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le gouvernement doit soutenir avec ferveur l’écotourisme, il y a beaucoup à gagner pour la société algérienne si cela est mis en place de façon raisonnée et
    responsable. C’est à nos institutions, associées à notre tissu associatif ainsi que nos chercheurs, de veiller à éviter des dérives qui, soyons réalistes ne seraient pas exemptes de voir le jour
    si le pays était plus touristique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">L’Algérie, notamment grâce à ses zones humides d’execption a donc largement les moyens d’être une destination écotouristique de renom. Cela est cependant un défi de
    taille à relever et demandera beaucoup de patience. Les retards de notre pays en matière de tourisme de masse pourraient ainsi se transformer en de sérieux avantages pour mettre l’écotourisme en
    place dans certaines zones naturelles dont notre pays regorge. Pour ma part, c’est une conviction que je sais partager par un nombre croissant en Algérie et hors de notre frontière. Les zones
    humides dont nous célébrons aujourd'hui la journée sont de fabuleux sites écotouristique et, du fait de leur morphologie variant selon les saisons, offre des opportunités de séjours tourisitiques
    quasiment toutes l'année. L'Hiver et l'Automne étant plus consacrés à l'accueil des scientifiques et des groupes d'étudiants, le Printemps et l'Eté pour les groupes scolaires et les
    particuliers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">J’aimerais, pour conclure dédier ce modeste article à Mr Fayçal Chebourou qui m’a fait l’honneur de m’inviter à la journée destinée aux zones humides dans sa wilaya
    de Ain Temouchent ainsi qu’à tous les participants de ce cet évenement placé sous le signe de l'écotourisme . Ce dernier prépare d’ailleurs un livre sur la condition environnementale en Algérie
    et je tiendrais bien entendu tous les lecteurs et lectrices de Nouara au courant de l'évolution de ce projet.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong><span style=
    "font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong><span style=
    "font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong></span></strong></span></strong></span></strong></span></strong></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 01:09:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">28b86c80beef3c4bdd451026fc6e6a5a</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-des-zones-humides-et-de-l-ecotourisme-en-algerie-par-karim-tedjani-98413808-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[« L’Algérie ne doit pas devenir le pays de n’importe quel tourisme » par Karim Tedjani (Nouara-algerie.com).]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-l-algerie-ne-doit-pas-devenir-le-pays-de-n-importe-quel-tourisme-par-karim-tedjani-nouara-alger-98196789.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Plaidoyer pour&nbsp;un &nbsp;développement salutaire &nbsp;de l’écotourisme en Algérie</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">J’ai eu récemment l’occasion d’être invité à passer un court séjour dans un complexe touristique « cinq étoiles » à Antalya, en Turquie. J’ai déjà fréquenté
    d’autres établissements de ce type. A Cassis dans le sud de la France, ou bien, encore à la périphérie de Marrakech, au Maroc pour ne citer qu’eux. Il m’a semblé, de ma petite expérience, que ces
    grandes structures hôtelières se ressemblaient beaucoup, et cela malgré les disparités culturelles et locales qui différencient les pays où ils se trouvent. La plupart des gens que je fréquente à
    Paris ont beaucoup voyagé à travers le monde, j’ai récolté de nombreux témoignages sur ce type de séjours qui semblent corréler avec mes impressions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le savoir faire des turques, des Français, des Tunisiens, des italiens, des espagnols, des portugais des Marocains, des grecs en matière de tourisme, n’est plus à
    démontrer. Ces voisins de l’Algérie ont acquis, au fil des décennies, un savoir faire ainsi que des infrastructures touristiques renommées dans le monde entier. Il faut dire que dans la plupart
    de ces pays, le tourisme occupe une place non négligeable dans leur économie. Pour certains, ce secteur est quasiment la principale source de revenus. Cependant, force est de constater que ces
    complexes touristiques qui ont jadis fait la gloire du secteur, ne sont plus forcement appréciés par une clientèle grandissante qui veut de nouveau voyager de façon plus authentique et
    saine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les mauvaises influences sur l’environnement écologique et social de ce type de tourisme de masse ne sont plus à démontrer non plus.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Or la bonne santé économique d’un pays ne peut être soutenable dans un contexte environnemental périlleux comme cela a été malheureusement le cas pour le
    Maroc ou la Tunisie à cause d’une activité touristique intense et peu raisonnée. L’exemple de nos plus proches (dans tous les sens du terme) voisins et amis est à méditer avec la plus grande
    objectivité. D’autant, qu’à présent, ces deux nations semblent d’ailleurs avoir tiré certaines leçons de leurs erreurs passées. De nombreux sites écotouristiques ont vu le jour dans ces
    territoires maghrébins qui ont décidé ainsi de faire progressivement évoluer leur politique touristique. Il faut dire que la demande en la matière est croissante. Le grand public n’a plus les
    même aspirations et envies qu’autrefois…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La principale raison de cet engouement du grand public pour les espaces naturels ainsi que les séjours pédagogiques à la campagne est à mon humble avis du
    essentiellement au fait que la vie dans les grandes villes modernes est de plus en plus stressante et urbaine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">Cela suscite de la part d’un nombre grandissant de citadins une nostalgie pour la Nature et le calme des campagnes. Rare
    sont ceux qui, dans leur moi le plus profond, n’aspirent pas à vivre entourés d’arbres et de fleurs, d’entendre le bruit de la Nature vivante, d’oublier celui des machines qui nous entourent et
    polluent l’air ambiant, ne serait-ce que le temps d’un court séjour.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Demandez à n’importe quel enfant de vous dessiner sa ville idéale, il y a beaucoup de chance pour que les espaces naturels y occupent une grande place.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Certains diront que c’est la réminiscence d’un Age d’Or où l’homme et la femme vivaient en harmonie avec le jardin d’Eden, qu’elle est inscrite dans l’âme de chacun
    et chacune d’entre nous. D’autres préfèreront penser que c’est « l’appel de la forêt », le côté animal qui sommeil en chaque être humain nous attirant instinctivement vers la Nature sauvage dont
    notre état d’êtres civilisés n’a pas réussi à nous extirper totalement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Qu'en est-il de l'Algérie?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La Nature algérienne est porteuse de marchés très prometteurs. C’est une source de revenus durables pour qui saura en tirer profit tout en préservant son
    intégrité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le tourisme balnéaire, les séjours de détente, les voyages pédagogiques et culturels , l’artisanat, la gastronomie, l'E-commerce , les médias, la recherche
    scientifique, la santé publique, la formation, tous ces secteurs et bien d’autres pourraient se voir dynamiser dans un contexte où l’accueil touristique aurait comme principal fondement&nbsp;le
    maintien de l’équilibre entre rentabilité, qualité de service, développement social et une faible empreinte écologique .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Certes, c’est un travail de longue haleine qui mise sur la durée et non l’empressement.</span> <span style="font-size: 10pt;">Mais l’Algérie, justement, parce
    qu’elle a des revenus réguliers pour encore quelques décennies, a le temps de préparer son émergence touristique en douceur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le tourisme est censé être, dans sa pratique la plus noble, une rencontre authentique avec un peuple et son pays. Le vrai tourisme doit être un échange équitable
    entre des peuples invités et un pays hôte. Un contrat social et moral bénéfique à tous les acteurs de ce secteur séculaire doit être tacitement conclu entre les touristes étrangers ainsi que les
    populations locales. Voyager, c’est aussi s’évader de son quotidien, avoir l’opportunité de vivre des aventures humaines tout en découvrant la beauté d’un pays. Les peuples invités doivent, par
    le biais de leurs séjours, contribuer à préserver la diversité biologique et culturelle de notre planète en respectant l’intégrité des régions qu’ils visitent. Les pays hôtes doivent offrir un
    séjour le plus authentique et sincère possible. Un turque doit vous recevoir comme s’il était chez lui, selon la conception de l’hospitalité qui est en rigueur dans son pays tout en aillant soin
    de respecter votre propre culture. Une femme non musulmane ne doit pas être obligée de se voiler mais ne doit pas non plus&nbsp; circuler en topless sur une plage&nbsp;en Algérie, &nbsp;par
    exemple…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans les complexes toruistiques que j'ai visité à l'etranger , j’ai plutôt eu l’impression que les invités se sont imposés chez leurs hôtes et, qu’ils ont amené
    leur culture ainsi que leurs mentalités dans leurs valises.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un ami franco vietnamien, m’a confié à ce propos, qu’il a toujours été choqué de voir le contraste entre la grande infrastructure des villes touristiques de son
    pays d’origine et celle du reste du pays. Il est très dur de sortir de ces endroits pour découvrir la vraie nature de la région où ils se trouvent et de partager le quotidien de ses habitants. De
    plus, ceux qui vivent de ce genre de tourisme sont en quelque sorte « dénaturés » par des contingences commerciales et un effort d’adaptions à la culture de leurs clients. Les gens du pays, n’ont
    plus les moyens d’habiter dans ces villes qui sont devenus hors de prix. Beaucoup, comme à Marrakech, doivent à présent se contenter de vivre à plusieurs dizaines de kilomètres de leur ville
    d’origine afin d’avoir les moyens de vivre et surtout de se loger décemment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Golfs, piscines, espaces verts aménagés, saunas, boutiques, boite de nuits, tous les services habituellement disponibles dans une grande ville moderne sont mis à la
    disposition du touriste qui, ainsi, ne peut pas vraiment s’imprégner du véritable rythme de vie du pays qui l’accueille. Personnellement, je n’ai pas eu l’impression de découvrir le Maroc, le Sud
    de la France ou bien encore la Turquie dans ce genre de complexes hôteliers. J’aurais pu faire quasiment les mêmes choses à quelques centaines de kilomètres de Paris dans un parc&nbsp; naturel
    construit de toute pièce.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le plus important à déplorer est bien entendu le fait que ces pôles touristiques ont été construits sur des sites naturels souvent d’une rare beauté, et, que
    l’impact sur l’environnement d’un tel tourisme est très affligeant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Souvent, je me dis qu’il y a des gens qui ont aimé la nature de ces lieux avant l’installation de ses usines à touristes et qu’ils ont du beaucoup souffrir de la
    voir autant défigurée. Personnellement, je n’aimerais pas que cela arrive dans ma région de cœur en Algérie, Guerbes (wilaya de Skikda) qui est une des plus importante zone humide d’Afrique
    septentrionale, mais aussi une baie d’une rare beauté. A vrai dire, je ne le souhaite à aucun site naturel algérien.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien sûr, ceux qui construisent de tels complexes en Algérie me répondront, à juste titre d’ailleurs, que leur business aura un rayonnement très large et bénéfique
    sur l’économie locale. De nombreux emplois et commerces verront le jour grâce à ces grands sites hôteliers. La région deviendra forcement un pôle économique grâce au tourisme de masse. Certes,
    mais cette polarisation de l’accueil touristique sur des zones très concentrés est aussi une polarisation des bénéfices de l’activité touristique vers quelques groupes souvent
    internationaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">S’il existait plus de petites et moyennes structures, étalées sur la totalité du territoire, si l’on développait un tourisme moins saisonnier, plus de proximité, je
    suis sûr que cela serait plus profitable pour la société algérienne autant que pour les touristes. De plus, si les algériens ne sont pas encore de bons hôtes selon les normes du tourisme
    international, quand il s’agit de vous accueillir chez eux, leur savoir faire, le soin qu’ils accordent ainsi que la fierté qu’ils éprouvent à bien vous recevoir n’est plus à démontrer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour moi, en Algérie, c’est cette dimension très humaine qui doit prédominer quand il s’agit de penser le tourisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les meilleures randonnées que j’ai faites, dans ce pays, ont toujours été en compagnie de locaux qui se sont improvisés guides. Dans de nombreuses wilayas, j’ai été
    accueilli par des associations locales et j'ai pu , grâce àces dernières,&nbsp;m'&nbsp;imprégner vraiment&nbsp;&nbsp;de la magie de leur région. Mes séjours ont toujours été très bien organisés
    et cela bénévolement. Tous ces gens, pour la plupart d’entre eux sont soit chômeurs, &nbsp;soit retraités et sont tous bénévoles. Ils agissent par passion pour la nature de leur pays ainsi que
    par une noble envie de partager cet amour. Pourtant, il serait possible de leur assurer des revenus stables avec l’écotourisme et le marché du bio dont ils sont tous de fervents
    promoteurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans plus de 20 wilayas, essentiellement du Tell algérien (zone côtière), mon constat a été le même : si les structures hôtelières classiques ne m’ont pas
    convaincus par leur professionnalisme, l’accueil chez l’habitant est souvent royal. C’est dans l’intimité d’une chambre d’hôte, d’un camping chez l’habitant, d’une auberge que vous serez
    susceptible de profiter de cette hospitalité en Algérie. Le problème, c'est qu'il n'y en a pas ou peu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quand je me rends chez ma grande Tante Aicha à Oued Znati (wilaya de Guelma), je suis toujours ravi de me délecter de son beurre « du jour », de son leben, de son
    coucous et de sa chouchouha faits maison. Souvent elle me prépare un poulet ou bien canard de sa basse cour et tous ses légumes viennent de son potager. Elle connait tous les poèmes, proverbes,
    chansons de sa tradition.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En Kabylie, je me suis régalé d’huile d’olive, de fèves et de figues sèches. L’air des montagnes du Djurdjura, la beauté des sentiers où l’on croise des gens&nbsp;
    qui, parfois, &nbsp;semblent venir d’un autre temps, tout cela fut magique à vivre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A Drean, dans la wilaya d’El Tarf, je déguste le meilleur Leben de la région dans la ferme de ma cousine Nadia qui fabrique , pour le plaisir, &nbsp;des magnifiques
    tapis en patchwork.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A Ibn Ziad (Constantine) j’ai vécu de formidables excursions en compagnie des membres de l’association El Mebdoue qui m’ont sensibilisé à la faune, à la flore,
    ainsi qu’à l’histoire de leur région.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A Oran, l’association « Main dans la Main » m’a convaincu des grands potentiels de la femme rurale algérienne dans nombre de secteurs lié à l’écotourisme tels que
    l’artisanat, la gastronomie, la culture, les arts et la culture ainsi que l’élevage bios. A Skikda, l’association Bariq 21 m’a régulièrement permis de connaitre la nature de la région et de
    rencontrer les gens les plus dynamiques de la ville.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Comment ne pas déplorer qu’une telle richesse soit si peu mis en valeur ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La plus grande force de l’Algérie, terre de beauté, c’est sa population qui, bien qu’elle ne soit pas toujours bien encadrée et réceptive à la discipline, porte en
    elle une culture très éclectique et une capacité d’adaptation extraordinaire. C’est un peuple jeune certes, mais qui respecte encore largement les anciens et qui a gardé un lien intime avec ses
    traditions ainsi que sa religion dont l’hospitalité est un des fondements.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les algériens sont des gens curieux qui aiment les rencontres ainsi que les voyages et&nbsp; admirent les voyageurs. Ils ont toujours considéré qu’un invité est une
    « baraka » c'est-à-dire une bénédiction , une occasion de faire preuve de générosité, un concept si cher à leur tradition islamo berbère.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est une jeunesse tournée aussi vers l’avenir qui a un besoin profond de voir ce patrimoine être mis en valeur. Les jeunes algériens ont soif de rencontrer des
    gens venus de pays étrangers et ont besoin de se confronter avec les mentalités du monde entier et cela n’est pas seulement valable pour ceux issus de milieux socio- culturels plus favorisés que
    les autres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’écotourisme peut apporter à ceux qui aiment &nbsp;la Nature de leur pays, l’occasion de satisfaire ces ambitions qu’ils soient paysans ou citadins. Bien entendu,
    il faudra &nbsp;pour cela recréer une culture locale, favoriser l’écotourisme à l’échelle du tourisme national. Et là aussi il y a un fort potentiel&nbsp;mais aussi beaucoup de travail à abattre
    pour arriver à cette finalité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Tous les algériens de ma génération que j’ai pu rencontrer, m’ont fait part des longues randonnées et campings qu’ils affectionnaient de faire avant les sinistres
    événements qui ont marqué l’histoire très contemporaine de l’Algérie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les séjours en famille, au calme dans un cadre propre et naturel, à la fois sécurisé et intime, l’accueil de groupes scolaires dans des fermes d’accueil ou des
    parcs nationaux, des commerces où l’ont pourrait consommer des produits locaux typiques sans produire des tonnes de déchets, tout cela et tant d’autre chose, une fois de plus, pourraient être des
    activités rentables et durables pour les jeunes algériens en quête d’emploi de formation dans un secteur porteur. Le parc hôtelier algérien est encore à construire, pourquoi ne pas le faire de
    façon écologique et durable ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pourquoi ne pas former dès à présent nos jeunes à ce genre de métiers et créer une école nationale de l’écotourisme en collaboration avec nos voisins d’Afrique et
    d’Europe ? Puis, avant d’accueillir de véritables étrangers,&nbsp; pourquoi ne pas cibler d'abord la diaspora algérienne de ma génération&nbsp; qui aspire aussi à découvrir l’Algérie sous un
    autre angle. Beaucoup d’internautes « immigrés » ou fils d’immigrés me font part de leur envie de voir la nature algérienne rester intacte. Ils aimeraient aussi pouvoir faire les même séjours
    écotouristiques et sportifs qu’ils se ruinent à faire dans leur pays de résidence. La main d’œuvre algérienne pourrait être à la fois très bien payée et être moins chère. Le prix des séjours, si
    la qualité est au rendez vous, pourrait être très attractif d’autant que l’Algérie a tous les atouts et atours pour qu’on y réalise quasiment tous les type de séjours écotouristique
    possible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce genre de tourisme demande peu d’infrastructure et peu d’adaptation de la part des locaux. Il y&nbsp; a surtout un grand travail en amont d'encadrement&nbsp; à
    réaliser de la part des professionnels du tourisme ainsi que du gouvernement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">De nombreux étudiants algériens parlent plusieurs langues et ont un niveau de culture international très satisfaisant.&nbsp;&nbsp;Ils pourraient être des « cadres
    médiateurs » idéaux pour favoriser les séjours des touristes et leur rapports avec les habitants des sites naturels qu’ils visitent qui sont souvent des ruraux peu habitués à recevoir des
    étrangers. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">De nombreux étudiants ont choisi de faire des études liés à l’environnement, il y a là autant de futur « agents de contrôle et de conseil environnementaux » qui
    seraient les garants d’un label de qualité écologique pour tous les projets touristiques en Algérie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’Etat serait bien entendu le coordinateur privilégié d’une mosaïque de petites exploitations touristiques qui répondraient cependant à un cahier des charges
    national mis en place par ce dernier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">De nombreux jeunes issus de la diaspora algérienne ont envie d’investir dans ce secteur et disposent de toute l’expérience et le savoir faire acquis dans leur pays
    de résidence. Ce sont des acteurs qu’ils faut aussi mieux intégrer au processus de mise en valeur touristique de l’Algérie. Je pense être bien placé pour revendiquer cela…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’Algérie a les moyens de ne pas dépendre actuellement du tourisme, mais pas celui de négliger ce secteur sur le long terme. Elle dispose de beaucoup de sites
    naturels à la fois rares et encore&nbsp; peu connus du grand public mondial. Son patrimoine culturel, pour peu qu’y soit revitalisé, est un subtil mélange de nombreuses cultures. Cet article ne
    suffira certes pas à faire un état des lieux exhaustif des bonnes raisons qu’il y aurait à développer l’écotourisme en Algérie, et cela d’abord à l’ échelle nationale, mais j’espère qu’il servira
    d’amorce à une réflexion collective afin que l’écotourisme soit fortement répandu en Algérie.</span>
  </p>
  <p>
    Karim Tedjani
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 29 Jan 2012 22:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a522530947412e0f2fdbcac337b0269e</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-l-algerie-ne-doit-pas-devenir-le-pays-de-n-importe-quel-tourisme-par-karim-tedjani-nouara-alger-98196789-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[« La pauvreté de la biodiversité, un indice de richesse pour les pays hyper développés! » par Karim Tedjani.]]></title>
        <link>http://www.nouara-algerie.com/article-la-pauvrete-de-la-biodiversite-un-indice-de-richesse-pour-les-pays-hyper-developpes-par-karim-tedjan-97400165.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il existe, à propos de la biodiversité, un paradoxe qui, une fois identifié, montre à quel point une croissance économique s’appuyant largement sur le développement
    industriel ainsi que la consommation de masse est difficilement compatible avec la volonté de protéger la plus grande richesse dont notre planète dispose : la Biodiversité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En effet, il semble avéré que les pays les plus développés sont en passe de devenir les territoires où la biodiversité est la plus faible. Tandis que les pays les
    plus pauvres, eux, disposent encore souvent d’une grande richesse naturelle à défaut d’un PIB suffisant pour assurer un confort de vie auquel seule une petite partie des habitants de notre
    planète a vraiment la possibilité de prétendre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pourtant, la biodiversité est source beaucoup de richesses, et cela bien plus qu’on ne le pense…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Prenons le cas du pétrole, qui est une des richesses fondamentales de notre monde moderne. Que pourrions-nous réaliser sans la formidable source d’énergie que ce
    liquide est capable de générer? D’où provient-il ? Eh bien, de la biodiversité du passé qui s’est fossilisée puis décomposée en « or noir ». L’économiste et écologue Jacques Weber ne cesse de le
    rappeler. Ce même pétrole qui pollue notre air, nos mers, contamine notre nourriture mais nous rends bien des services, a besoin de la biodiversité pour se renouveler dans nos sols…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Combien d’objets, de produits que nous consommons au quotidien sont directement issus de cette Biodiversité ? Les humains, ne sont-il pas d’ailleurs au même titre
    que tous ce qui vit dans l’univers, des éléments de cette dernière ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Toutes les cultures, les savoir-faires, les découvertes scientifiques ne sont-ils pas liés à l’environnement où ils ont été développés. Si un homme qui est né dans
    le désert ne conçoit pas forcement le monde comme celui qui vit au sommet des montagnes de l’Himalaya, n’est-ce pas justement lié à l’écosystème avec lequel ils doivent entrer en symbiose pour
    survivre ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’artiste Björk, artiste pop internationale n’a de cesse, par exemple, de revendiquer l’influence qu’exerce la nature de son pays, l’Islande, sur sa musique ainsi
    que sur les paroles de ses chansons. La France est un grand pays de gastronomie notamment parce qu’elle dispose d’un territoire au climat propice à la biodiversité et donc à la variété des
    produits disponibles sur l’hexagone. Que signifieraient les Fables de Lafontaine pour des générations futures privées de la majeure partie de la biodiversité que nous sommes entrain de voir
    disparaître? Comment ignorer les nombreuses références à cette biodiversité dans beaucoup de grands textes qu’ils soient profanes ou sacrés ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La richesse d’une telle ressource est donc matérielle , culturelle et spirituelle. Elle est fondamentale pour notre survie , au même titre que l’eau, les gaz et les
    métaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les pays les plus riches et les plus développés sont en train de devenir de véritables tiers-mondes de la biodiversité. De plus leur empreinte écologique est telle
    qu’ils ont besoin de s’approprier les ressources des pays moins développés afin de faire durer leur développement. Cela nuit au développement de ces derniers...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Beaucoup s’accordent à dire que les préoccupations environnementales sont des « lubies » réservées à des sociétés développés , sous entendant ainsi qu’ils est de
    nos jours nécessaire de disposer de beaucoup de moyens technologiques et financiers pour pouvoir prétendre à respecter l’intégrité de la nature tout en permettant aux hommes de se développer.
    Pourtant, là où il n’y a pas de société de consommation, là où il n’y a pas ou peu d’usines, de mines&nbsp;, &nbsp;de grandes villes modernes, et surtout là où les hommes sont peu nombreux, vous
    trouverez des zones naturelles qui ont atteint leur climax, c'est-à-dire leur "optimum durable".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Si l’on compare le Pib et l’empreinte écologique des Etats Unis, ont se rend facilement compte que les deux sont élevés. Cela veut dire que cette nation est très
    riche, mais qu’elle ponctionne beaucoup à notre planète pour assurer son "optimum durable" (cette fois-ci économique). La richesse matérielle semble se nourrir de la misère écologique…Donc on
    peut facilement admettre que le déclin de la biodiversité est un indice de la richesse d’un pays, voire de son hyper développement.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le développement industriel et économique de certaines "super-puissances" est tel qu'il est devenu possible de parler d'hyper développement.Ce sont des pays, jadis
    considérés comme "développés" qui ont dépassé les limites de ce statut. Une nouvelle élite, celle du G8 a emergé face au G20 qui englobe de nouveaux arrivés dans la liste des pays riches.&nbsp;
    Le préfixe "Hyper&nbsp;" est très révelateur des excés liés à ce genre de développement sociétal et économique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Gregory Mikkelson, biologiste et professeur de philosophie à l’université Mac Gill de Montréal (Canada) nous indique dans un de ses article que, « Les cas les plus
    alarmants d’inégalités générant une perte de biodiversité sont les Etats-Unis et le Brésil » tous les deux sont membres du G20, c'est-à-dire figurent parmi les plus riches au monde…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais qu’en est-il des pays émergents ou en voie de développement ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le cas de l’Algérie, dans ce domaine me semble fort intéressant et révélateur des mesures qui sont possibles de prendre dans un tel pays. Ces mesures, si elles ne
    sont que timidement appliqués pour l’instant, me paraissent pourtant bien plus faciles à mettre en place dans un pays qui n’a pas encore atteint son « optimum durable ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien que ce pays s’urbanise de plus en plus, de nombreux espaces naturels sont encore considérés comme vierges ou peu influencés par l’activité humaine. C’est un
    capital naturel, source d’une grande biodiversité que certains pays plus développés que l’Algérie n’ont malheureusement pas à leur disposition.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Peu industrialisée en ce début de millénaire, l’Algérie est un pays rentier qui ne produit pas grand-chose d’autre que du pétrole et du gaz. Les impacts de
    l’Industrie, en Algérie, sont essentiellement liés aux déchets ainsi qu’aux installations pétrochimiques ou minières. La logique la plus évidente, voudrait que ce pays ne se limite plus à baser
    son économie sur le pétrole qui est une ressource non durable et très difficilement renouvelable et surtout qu’il assure lui-même son autonomie alimentaire tout en inversant sa tendance à
    importer des produits étrangers souvent de piètre qualité et peu respectueux des normes environnementales en vigueur .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La biodiversité algérienne pourrait offrir à ce pays de formidables perspectives de développement vertueux, pour peu que ce trésor ne soit pas négligé.
    Rappelons-le, beaucoup de produits consommables sont issus de la biodiversité. La richesse de ce pays en ce domaine n’est plus à prouver. Elle a été de tous temps une terre généreuse et fertile,
    havre de paix pour bon nombre d’espèces végétales et animales. Une région comme la Corse, doit une grande partie de sa biodiversité à des introductions d’espèces algériennes dans ses écosystèmes.
    Ses habitants ont su développer leur économie autour de cette richesse… Pourquoi les algériens n'en font-ils pas autant avec leur propre biodiversité?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le tourisme, l’artisanat, la gastronomie, la recherche scientifique, les secteurs « bio », le textile, les métiers du bien-être et de la médecine naturelle, pour ne
    citer qu’eux, deviennent des marchés attractifs, et ce aux quatre coins du Monde. Ne sont-ils pas liés très intimement avec la Biodiversité ? Toutes ces niches commerciales ont leur légitimité
    sur le sol algérien. Il faudrait cependant faire quelques efforts à ce sujet pour encourager les jeunes entrepreneurs désireux de s’investir dans ces secteurs. Il faut avouer que les critères de
    sélection à ANSEJ, principale aide aux jeunes investisseurs algériens, affiche une volonté de favoriser cette tendance. Mais le manque de formations et de documentations nationales ralenti
    largement l’efficience des projets allant dans ce sens. Dans ce cas, l’argent ne suffira pas, la culture, l’enseignement, le partage de l’information seront des atouts inévitables pour que se
    développent vraiment les secteurs cités en début de paragraphe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Victime de son précédent baby boum, l’Algérie a des besoins en logements ainsi qu’en infrastructures urbaines très importants. De nouvelles méthodes de construction
    et conceptions de l’urbanisme existent, ne serait-il pas judicieux pour un pays riche en rente comme l’Algérie d’investir des ces secteurs qui prennent en compte la biodiversité dans leur cahiers
    des charges. Certes, sur du court terme, les coûts peuvent paraître plus élevés, mais, au regard de leur faible empreinte écologiques, les « éco villes » permettent notamment de diminuer les
    mauvais effets de l’urbanisation sur la biodiversité algérienne. De plus, certains procédés de construction et comportement issus de la tradition algérienne, devraient être revisités et intégrés
    dans la gestion de l’environnement. C’est d’ailleurs le point qui m’est le plus cher…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le but de cet article est de sensibiliser chacun d’entre vous sur le fait que la Nature de notre pays a surtout besoin, pour rester belle et saine, de la nature
    essentielle des algériens et des algériennes. Pour moi qui les observe depuis mon plus jeune âge, à la fois compatriote et étranger, la vraie Nature algérienne c’est : être un peuple courageux,
    fier, généreux et surtout curieux et inventif, une société qui garde la capacité de dérision et la joie de vivre quoiqu’il arrive (l’histoire contemporaine l’a prouvé). Les algériens et les
    algériennes sont à l’image de leur environnement : que ses plaines soient vertes ou désertiques rien n’empêche l’Algérie d’être un don du ciel, surtout quand il s’agit de Biodiversité. Cependant,
    je vois actuellement un fossé terrible qui se creuse entre beaucoup de jeunes algériens et cette Nature, j’entends par là physique et culturelle. Ils semblent vouloir devenir des consommateurs de
    masse avant tout et ne se soucient guère d’autre chose que de l’argent et de choses très matérialistes. Il y a des raisons à cela, je n’en doute pas, il n’est pas question ici de les juger, mais
    plutôt de déplorer cette tendance qui, à mon humble avis les mènera vers une impasse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une jeune société capable d’interagir vertueusement avec le reste de la biodiversité qui l’entoure tout en développant les compétences technologiques, culturelles
    et commerciales liés environnement voilà, entre autre, et surtout dans l’idéal, ce que pourrait être la jeune Algérie en devenir si elle le voulait, ou peut-être, si on la laissait faire. Son
    avenir, ainsi que celui de sa jeunesse serait ainsi garantis, autant d’un point de vue économique qu’au regard de la biodiversité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce n’est pas une affirmation scientifique, je n’en ai ni les compétences, ni la prétention, mais plutôt une intime conviction qui m’habite et que je sais être
    partagée par nombre des lecteurs de ce portail qui fête ainsi son 1000 éme article publié sur un blog qui compte plus de 250 000 pages consultées en à peine deux ans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Je profite de cette conclusion pour remercier et saluer tous ceux et celles qui m’ont accueillis en Algérie afin de me permettre d’avoir une vision plus nationale
    de l’écologie en Algérie. J’aimerais aussi en profiter pour remercier tous les lecteurs et lectrices de Nouara, qu’ils soient assidus ou occasionnels, j’espère que ce blog les aura aidés dans
    leurs recherches ou tout simplement sensibilisés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Karim Tedjani pour «&nbsp;Nouara, le portail de l’écologie en Algérie&nbsp;».</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Jan 2012 19:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c8dfa6835c7206baa5e2baf6b0b8d463</guid>
                <category>Ecologie/ Algérie:les articles de Karim Tedjani .</category>        <comments>http://www.nouara-algerie.com/article-la-pauvrete-de-la-biodiversite-un-indice-de-richesse-pour-les-pays-hyper-developpes-par-karim-tedjan-97400165-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
